Risques psycho-sociaux au travail : les entreprises font des efforts

Risques psycho-sociaux au travail : les entreprises font des efforts

5 entreprises belges ont été récompensées pour leurs actions concernant la prévention durable et efficace des risques psychosociaux au travail.

Sélectionnés par le point focal belge de l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA) et le SPF Emploi Travail et Concertation Sociale, 2 des lauréats vont représenter la Belgique pour l’Award de l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail au printemps 2015.

Une sensibilisation toujours plus importante des risques psycho-sociaux

Organisé dans le cadre de la semaine européenne de la sécurité et de la santé au travail, "ce concours a pour objectif de montrer que la prévention est possible avec des petits moyens, qu’il est important de mettre en place quelque chose de durable afin de continuer à sensibiliser tous les types d’entreprises, privées comme publics, aux risques psycho-sociaux", explique Véronique Crutzen, conseillère au SPF Emploi Travail et Concertation Sociale. La Belgique serait aujourd’hui le premier pays européen à proposer une définition élargie des risques psycho-sociaux, depuis la loi concernant le burnout.

Une sélection rigoureuse

"Il s’agit d’un hasard si toutes les entreprises lauréates sont à caractère sociale : beaucoup de dossiers reçus provenaient d’entreprises publics contre peu de privées", développe Véronique Crutzen. Les différents projets sélectionnés l’ont été car ils répondaient à des obligations légales, faits pour et avec les travailleurs. Doté d’un côté multidisciplinaire, leur projet était également durable.

Des collaborateurs impliqués

La maison de repos et de soins, VitaS, ainsi que le CPAS de Mouscron ont donc été sélectionnés pour l’Award de l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail. Le directeur général du CPAS, Gautier Mestdag, revient sur cette expérience. "Il y a un an, nous avons voulu donner la parole aux travailleurs, avec un sondage de 99 questions. Les résultats ont démontré une importante charge émotionnelle ainsi qu’une pénibilité physique", explique le directeur général du CPAS de Mouscron. La direction a donc agi en conséquence : différents articles ont été publiés dans le journal d’entreprise avec pour thème le burn out, le stress, le mal de dos … "En action concrète, dans les maisons de repos, du matériel afin de faciliter le travail et éviter les douleurs physiques, comme des baignoires et des lits à hauteur variable, ont été achetés. Ce qui a retenu l’attention du jury, c’est le côté transversal et que les collaborateurs soient impliqués.", termine Gautier Mestdag.



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