Saint-Gilles : un pacte local pour l'emploi vient d'être signé

Saint-Gilles : un pacte local pour l'emploi vient d'être signé

Amorcé il y a déjà un an et demi, le pacte saint-gillois pour l’emploi et la formation a été signé lundi dernier. Il vise à créer des passerelles entre les entreprises, les organismes régionaux et les associations.

Signé par le ministre Didier Gosuin, en charge de l’Emploi, le ministre-président Rudi Vervoort, les patrons de Bruxelles-Formation et d’Actiris ainsi que par d’autres acteurs politiques locaux, le pacte pour l’emploi et la formation de la commune de Saint-Gilles est désormais scellé. De nombreux acteurs publics et privés ont accepté de s’associer pour permettre aux habitants de trouver un emploi au plus vite.

Décloisonner

Ces passerelles entre les entreprises, les organismes régionaux et les associations permettront de "décloisonner en permettant à chacun de sortir de son périmètre et de ses exigences de rendement", explique, au Soir, Charles Picqué, bourgmestre de la commune. "L’information pourra ainsi circuler au profit du demandeur d’emploi. Il y a une grande espérance dans cette culture du partenariat et de la communication".

"Il manque des ponts"

La commune de Saint-Gilles est bonne élève concernant le niveau de formation. "Il en existe des tas", selon Thierry Van Campenhout, échevin de Charles Picqué en charge de l’emploi et de la formation. "Mais parfois, il manque des ponts", continue-t-il. L’échevin donne l’exemple d’une mère en recherche d’emploi qui ne pourrait pas suivre de formation à cause du fait qu’il n’existe pas assez de structures d’accueil pour la petite enfance. L’idée de ce pacte est donc de créer des liens entre, par exemple, les structures proposant des formations et des ASBL qui mettraient des places d’accueil à leur disposition. "C’est en travaillant ensemble, qu’on peut faire la différence", ajoute Grégor Chapelle, patron d’Actiris.

De la formation à l’emploi

Pour le ministre Gosuin, il faut également créer plus de synergie entre emploi et formation. "Ce pacte s’inscrit donc dans la lignée de la nécessité de ne plus penser ces politiques de manière séparée. De l’enseignement à l’emploi, il faut agir de manière concertée". Avec un taux d’emploi et de formation en augmentation constante, aussi bien à Saint-Gilles que dans les autres communes bruxelloises, les acteurs politiques se disent optimistes. "La tendance est là et on ne va pas s’arrêter là", se réjouit Olivia P’tito de Bruxelles-Formation.



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