CPAS : sale temps pour les budgets communaux

CPAS: sale temps pour les budgets communaux

Comme chaque année, la banque Belfius lève le voile sur la situation financière des CPAS. Et pour cette cuvée 2014, l’étude révèle sans grande surprise que l’aide sociale coûte de plus en plus cher aux communes.


- L’avenir des CPAS au coeur des débats

- Pas d’afflux massif des exclus du chômage vers les CPAS

Aussi, selon les informations du journal L’Echo, la contribution moyenne par habitant pour éponger le déficit des CPAS, est passée de 127 euros en 2013 à 155 euros en 2014.

Augmentation des dotations communales aux CPAS

Ce sont donc les habitants des communes eux-mêmes qui contribuent in fine à ce que la situation financière des CPAS soit à l’équilibre. « Le remboursement partiel des dépenses par l’autorité fédérale – 69% en moyenne en Wallonie, avec une disparité entre communes résidentielles (58%) et les grandes villes (75%) – exerce une pression croissante sur les déficits des CPAS, qui doivent être comblés par la dotation communale », note l’étude de Belfius.

Et au vu des nombreux défis auxquels doivent faire face les CPAS, le manque à combler risque bel et bien d’encore augmenter à l’avenir. C’est en tout cas l’avis d’Arnaud Dessoy, responsable du service d’étude chez Belfius, la banque qui finance les pouvoirs locaux : « Cette pression sur les budgets est liée à la crise mais également aux mesures qui ont été prises pour limiter les droits en matière notamment d’allocations de chômage. Et il est clair que cette mesure prendra encore davantage d’ampleur dans les années qui viennent », explique-t-il au micro de Canal Z.

Les caisses se vident, entre pauvreté et vieillissement

Car à côté des bénéficiaires du revenu d’intégration qui représentent plus d’un quart des dépenses ordinaires en 2014, le vieillissement de la population augmente également le besoin d’aide sociale et induit des coûts supplémentaires.

Par ailleurs, au cours de ces prochaines années, les CPAS seront confrontés aux charges croissantes liées à la mise en œuvre de la réforme des pensions du personnel statutaire. Dans plusieurs communes, les coûts des retraites dépassent les recettes de cotisations, comme le souligne Arnaud Dessoy : « Ces statutaires sont en réduction structurelle depuis plusieurs années. Dès lors, la base de cotisations se réduit et du coup, il a fallu trouver un système alternatif de financement et de cotisations complémentaires pour boucler le financement des pensions des pouvoirs locaux. »

Derrière les chiffres, il y a des gens...

Avec la progression de la précarité de la population à laquelle de nombreux exclus du chômage viennent aujourd’hui s’ajouter, et sous l’influence de la crise économique et financière, plombée par les coûts des retraites des fonctionnaires ; les CPAS sont de plus en plus sollicités. Par conséquent, l’intervention communale dans le fonctionnement de ces institutions occupe une place croissante.

Et alors que les besoins ne cessent d’augmenter, les moyens disponibles prennent, quant à eux, le chemin inverse car, à l’instar des autres échelons de pouvoir, les budgets communaux sont eux aussi soumis aux mesures d’assainissement budgétaire. Ce qui pousse la Fédération des CPAS de Wallonie à tirer la sonnette d’alarme : « derrières les chiffres, ce sont des gens qui se cachent, ce sont autant de situations sociales complexes et délicates qui se vivent au quotidien. Les chiffres ne font que confirmer ce que les CPAS constatent chaque jour et donnent en vérité les clés pour une action sociale renforcée. »

Et la fédération des CPAS wallons de clamer que le déficit budgétaire des CPAS « résulte aussi pour beaucoup du désengagement financier des autorités supérieures et du déplacement du socle de la solidarité vers les pouvoirs locaux. »

De quoi donner du fil à retordre aux professionnels de terrain qui espèrent que le rapport de l’année prochaine sera plus optimiste. D’ici là, l’ensemble des acteurs sociaux invitent vivement à la reconstitution du socle de solidarité, dans l’optique d’améliorer l’avenir des plus précarisés.

Delphine Hotua

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Commentaires - 5 messages
  • le but atteint est peut être de créer de nouveaux critères d'exclusion où des chômeurs seraient exclus par exemple s'ils étaient propriétaires et se verraient contraints de vendre leur maison jusqu'à ce qu'ils soient sans toit et sans moyens car le "bon pauvre" est celui qui ne se rebelle pas et qui est prêt à accepter de travailler , fût ce pour quelques euros de l'heure dominig de attac.be rochefort groupe de réflexion sur les alternatives

    fougerolles jeudi 12 février 2015 17:25
  • le but atteint est peut être de créer de nouveaux critères d'exclusion où des chômeurs seraient exclus par exemple s'ils étaient propriétaires et se verraient contraints de vendre leur maison jusqu'à ce qu'ils soient sans toit et sans moyens car le "bon pauvre" est celui qui ne se rebelle pas et qui est prêt à accepter de travailler , fût ce pour quelques euros de l'heure dominig de attac.be rochefort groupe de réflexion sur les alternatives

    fougerolles jeudi 12 février 2015 17:27
  • le but atteint est peut être de créer de nouveaux critères d'exclusion où des chômeurs seraient exclus par exemple s'ils étaient propriétaires et se verraient contraints de vendre leur maison jusqu'à ce qu'ils soient sans toit et sans moyens car le "bon pauvre" est celui qui ne se rebelle pas et qui est prêt à accepter de travailler , fût ce pour quelques euros de l'heure dominig de attac.be rochefort groupe de réflexion sur les alternatives

    fougerolles jeudi 12 février 2015 17:27
  • Quand une personne peut écrire ce genre de commentaire? Et puis, écrire 3 fois le même texte. Pour juger une personne, il faut la connaître personnellement. Tous les chômeurs ne sont pas paresseux. Certains chômeurs cherchent du travail, ils ne trouvent pas. Pourquoi parlez-vous de maison? Vous pouvez parler du travail mais pas de biens que possèdent les chômeurs.
    De toute manière, l'Onem est là pour faire son travail. Demandez au gouvernement de créer de nouveaux emplois pour les chômeurs et vous vérifierez qui veut travailler ou pas. Ensuite, vous informerez l'Onem pour qui'il exclue les chômeurs qui refusent de travailler. Vous n'avez jamais été licencié ou en incapacité de travail. Vous ne pouvez comprendre la peine d'autrui. Le jour que vous perdriez votre emploi, vous songerez à tous ces gens que vous dénigrez. Soyons solidaires envers les autres. Nous devons éviter de porter un jugement sans âvoir tous les éléments. Vous ne connaissez pas tous les chômeurs. Nous travaillons pour nous, notre bien-être et non pour d'autres personnes.Ne souhaitons pas de malheur aux autres en disant qu'ils perdent leur maisons. C'est de la haine!!!
    Nous devons chercher la paix. C'est le travail de l'Onem et non le nôtre. S'il vous arrivait de perdre votre travail et que vous ne trouvez pas un autre emploi, aimeriez-vous qu'on vous juge de la même manière? Avec la haine, on ne peut que détruire au lieu de bâtir. Ceux qui n'ont jamais souffert, ne peuvent comprendre le souffrance d'autrui. D'autres personnes travaillaient et après, elles se sont retrouvées au chômage. Elles doivent aussi perdre leurs maisons? Je ne vous connais pas mais je me permets de vous juger sur vos propos que je trouve pas justes,pertinents. Un jour, vous rencontreriez une situation difficile durant votre existence,vous penserez à ce que j'ai écrit. Nous devons être solidaires envers les autres car la vie nous réserve beaucoup de surprises de bonnes et de mauvaises. Il existe des maladies, des accidents, des problèmes, des licenciement etc... Nul n'est à l'abri du malheur! Le malheur n'arrive pas qu'aux chômeurs ou autres. Il peut atteindre tout le monde même de gens haut placés. Nul ne connaît sa fin, sa destinée. Soyons aimables!!!

    Arickx Albertine samedi 4 avril 2015 23:07
  • Comment une personne peut faire ce genre de commentaire en souhaitant le malheur aux chômeurs. Qu'ils perdent leurs maisons! Ce sont des propos injustes et impertinents. Nous travaillons pour nous ou pour les autres? Peut-être que vous êtes exténuée par votre fonction mais il ne faut pas en vouloir aux pauvres chômeurs. L'Onem est un organisme qui s'occupe des personnes sans emploi. Les CPAS sont des centres publics d'aide sociale pour aider les usagers. Même si ils aident les chômeurs, ce n'est pas votre problème! Chacun travaille pour soi. Aimeriez-vous que vous perdiez votre maison? Pourquoi cette haine à l'égard de chômeurs? De toute manière, vous n'êtes pas la seule à avoir cette mentalité. Bon travail et bonne chance dans la vie! Nul n'est à l'abri du malheur !

    Arickx Albertine samedi 4 avril 2015 23:26

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