SCMR : Liège veut déroger à l’interdiction

SCMR : Liège veut déroger à l'interdiction

Le bourgmestre de Liège est prêt à accueillir une salle de consommation à moindre risque (SCMR) dans sa ville. Il est sur le point d’envoyer une lettre à Maggie De Block pour obtenir une dérogation.

Selon une information du journal l’Avenir, reprise par la Fédération bruxelloise francophone des institutions pour toxicomanes (Fédito), clairement favorable aux SCMR, Willy Demeyer, bourgmestre de Liège, est bien décidé à ouvrir la première salle de consommation d’héroïne du pays. Il s’apprête à demander une dérogation à la ministre fédérale de la Santé.

Recherche-action

Le 24 octobre dernier, lors d’une conférence ministérielle sur la politique en matière de drogues et d’alcool dans notre pays, il a été décidé qu’il n’y aurait pas de SMRC sous cette législature. Le sujet n’est pas clôt pour autant puisque les ministres ont affirmé que « le dossier fera l’objet d’une étude ». Reprenant cette conclusion, le bourgmestre Demeyer y voit « quelque chose qui peut-être associé à une recherche-action ; à une expérimentation ». Expérimentation qu’il voudrait bien mettre en place au plus vite en tentant de déroger à l’interdiction encore en vigueur à ce jour.

Projet TADAM

Si le bourgmestre de Liège est si confiant quant à l’ouverture espérée d’une salle de shoot, c’est parce qu’une telle expérience a déjà été menée dans sa ville. En effet, en 2013, le projet pilote Tadam, expérience clinique proposant un traitement à l’héroïne médicale, a donné de très bons résultats. Cela se passait dans un local en ville, avec un encadrement social, scientifique... Tout comme le sera une SCMR officielle. « Nous sommes capables de faire ça. On l’a déjà montré. Tout peut être opérationnel rapidement », soutient Willy Demeyer, à L’Avenir.

SCMR

Il existe déjà 84 salles de consommation dans 7 pays européens différents. En Belgique, plusieurs ministres, notamment à Bruxelles, se sont déjà prononcés en faveur de ce type de dispositif. Il s’agit en fait d’ouvrir un local où les héroïnomanes viendront consommer leur drogue en étant encadrés. « Ils ont de quoi désinfecter leurs seringues, boire un café, attendre un peu avant de repartir, discuter avec un assistant social... On évite les scènes de consommation de rue. C’est mieux pour eux, c’est mieux pour les habitants et pour tous ceux qui viennent en ville », résume Demeyer, convaincu depuis de nombreuses années de la réelle utilité de ces salles.



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