Les ostéopathes ripostent face à De Block

Les ostéopathes ripostent face à De Block

Les ostéopathes ont remis une pétition de 50 000 signatures à la ministre de la santé pour être reconnus.

Plusieurs secteurs montrent les dents. En cause : les politiques de santé de la ministre Maggie De Block. Les réactions des psychothérapeutes face à la réforme adoptée par la ministre se font plus véhémentes. Viennent leur prêter main forte les psychomotriciens et les kinésithérapeutes. A présent, les ostéopathes joignent le combat.

Une profession de première ligne

Des organisations de défense des intérêts de la profession ont remis ce jeudi aux collaborateurs de la ministre une pétition contenant 50 000 signatures. Ces organisations souhaitent que l’ostéopathie soit reconnue et reste une profession de soins de première ligne, c’est-à-dire qu’elle puisse être pratiquée sans prescription médicale. Avec la pétition, la ministre a reçu l’étude d’une experte en soins de santé de l’Université de Gand, Lieve Annemans, qui atteste de l’efficacité de l’ostéopathie.

Des arguments forts

Les associations ont rappelé les arguments en faveur du maintien de l’ostéopathie comme profession de première ligne. Frédéric Burnotte, vice-président du Groupement national des professionnels des ostéopathes (GNRPO) rappelle à la Libre qu’ "En Belgique, seuls les médecins travaillent en première ligne, avec les dentistes. La formation des ostéopathes est actuellement de six ans, comme celle des médecins, et les étudiants suivent des cours communs avec les étudiants en médecine". Selon les unions professionnelles des ostéopathes, plus de 700 000 Belges consultent un ostéopathe chaque année et la satisfaction des patients est la plus élevée entre tous les prestataires de soins de santé.

Un débat qui date

Maggie De Block aurait juste remis sur la table les discussions autour du statut de la profession. En effet, le statut de l’ostéopathie faisait déjà parler de lui depuis 2014, sous la précédente législature, lorsque Laurette Onkelinx était ministre de la Santé. Elle avait alors proposé un arrêté qui, en résumé, reconnaissait la pratique de l’ostéopathe neuro-musculo-squelettique, suite à une formation dans l’enseignement supérieur et l’envoi d’un rapport sur l’état de santé du patient au médecin. Mais le texte avait refusé, notamment par l’Open VLD Alexander De Croo.



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