« Senior focus » : une suggestion du parquet de Bruxelles

''Senior focus'': une suggestion du parquet de Bruxelles

Quand une personne âgée se perd, cela n’attire pas forcément l’attention des passants. Pourtant, la retrouver rapidement est crucial, surtout pour les plus vulnérables.

L’appel provient de la substitute du parquet de Bruxelles, Ine Van Wymersch : pourquoi ne pas créer une association de style « Child Focus », mais pour les personnes âgées ? L’idée est soutenue par la Cellule personnes disparues de la police fédérale, qui gère actuellement ces problèmes de disparitions. Une action systématisée permettrait sans doute de gagner du temps et d’implémenter une meilleure communication, tant générale qu’auprès des proches. Pour l’instant, les affiches ne sont par exemple pas unifiées, puisque le format change en fonction du lieu où est gérée la disparition. De plus, les seniors ne sont pas souvent porteurs des indices habituels utilisés pour retrouver les personnes disparues, comme le GSM, une carte de banque ou de métro.

Un fait rare ?

« Nous ne pouvons, forcément, qu’être d’accord avec cette initiative », explique Vincent Frédérick, Secrétaire général de la Fédération des Maisons de Repos (Femarbel), qui représente près de 500 établissements. « Mais je dois préciser que ces faits sont rares en maison de repos. Cela concerne surtout des personnes qui ont des problèmes de désorientation, dans le temps et dans l’espace et les personnes isolées ». Les seniors, atteints de la maladie d’Alzheimer ou de démence, sont évidemment plus touchés également.

10% de mortalité

Environ 150 seniors disparaissent par année, soit une personne tous les deux jours. Un système « Senior Focus » permettrait certainement de gagner du temps pour les retrouver. L’on sait que dans ces cas-là, deux ou trois heures peuvent faire la différence, au niveau de leur état de santé. Le taux de mortalité étant de 10% parmi les seniors disparus. Surtout que dans la plupart des cas, la personne est retrouvée dans un rayon de 2 kilomètres autour de son établissement.

Veiller à la liberté

La position du Secrétaire général de Femarbel quant aux sorties des maisons de repos est très claire : il ne s’agit pas de prisons ! La sortie de ces établissements se fait par un code, qui est généralement inscrit au-dessus de l’appareil. « Il faut trouver un juste milieu entre la liberté individuelle et le besoin de protection. Le risque se produit davantage en début de séjour lorsque les personnes ne sont pas encore habituées. Il y a donc une plus grande vigilance à prévoir à ce moment-là ». Evidemment, il existe aussi des systèmes comme le Télé-Secours balade, un appareil connecté à un site Internet, qui permet la géolocalisation et l’utilisation de systèmes d’alerte, ainsi que les appels d’urgence pour l’utilisateur. Mais il s’agit d’une autre façon d’appréhender le problème.

Sandra Evrard



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