Services pour seniors : M. Prévot souhaite plus de transparence sur les prix pratiqués

Services pour seniors : M. Prévot souhaite plus de transparence sur les prix pratiqués

Avec le papy boom, le vieillissement de la population est au cœur de tous les débats. Du ministre des pensions à celui des soins de santé, le constat est le même partout : les besoins sont énormes mais les moyens manquent.


- Les gérontechnologies, la solution au vieillissement de la population ?

Récemment, Philippe Defeyt, ancien co-président d’Ecolo et actuel président du CPAS de Namur déclarait pour le groupe IPM que la Wallonie est à sec pour financer les maisons de repos. Or la pérennité d’une société vieillissante dépend de l’efficacité de la société à créer des environnements humains qui assurent aux seniors une participation à la vie sociale.

Les associations pour seniors consultées

Et justement, en début de législature, Maxime Prévot, le ministre wallon de la Santé, plaçait l’accompagnement du vieillissement de la population comme l’une des priorités de son mandat. Un an après les élections, quelles mesures a-t-il mises en place pour accompagner les personnes âgées ?

Plusieurs réunions et groupes de travail ont été créés. Le ministre Prévot a entre autres rencontré les représentants de « communes amies des aînés » afin de pouvoir, avec ses collègues, faire des propositions - en particulier dans le cadre de l’aménagement du territoire. Par ailleurs, le ministre collabore avec les associations d’aînés, les fédérations de service à domicile et les fédérations de maisons de repos pour faire des propositions « qui renforcent le développement de services de qualité, régulés tant sur l’accessibilité financière que sur l’accessibilité territoriale. »

Soutenir la mixité des prises en charge

En ce qui concerne plus spécifiquement les maisons de repos et les maisons de repos et de soins, il est nécessaire, selon le ministre, d’accroître l’offre actuellement existante sur le territoire wallon. « Dans l’offre actuelle, il reste 2.648 lits qui ont un accord de principe mais ne sont pas en tant que tels reconnus » fait part le cabinet Prévot. Dès lors, Maxime Prévot s’engage à aider le secteur à ouvrir au plus vite des lits. A cet égard, le Ministre rappelle que les emplois ici créés ne sont pas délocalisables. « Il s’agit d’emplois durables et qui recouvrent toutes formes de qualifications avec des retombées importantes dans des secteurs partenaires comme la construction, l’alimentation,… Ce sont donc des investissements doublement voire triplement rentables sur le plan de l’emploi et de l’économie. »

Cela dit, le ministre est bien conscient qu’une des difficultés du secteur est la disparité des prix pratiqués et l’accessibilité financière pour une part de la population. Aussi, selon le ministre, réserver les cas les plus légers et les personnes les plus aisées au secteur commercial des maisons de repos pour offrir une réponse associative ou publique aux personnes ayant un revenu moyen ou faible, «  c’est créer les germes de l’appauvrissement général tant pour le secteur associatif que public ». C’est aussi reporter les charges les plus lourdes sur les moyens publics (subventionnements) et ce n’est pas le modèle de société que le ministre Prévot souhaite défendre.

Vers plus de transparence des prix

Prochainement, le ministre entend se pencher sur la révision des normes, pour tendre davantage encore vers la qualité mais également s’assurer de l’accessibilité financière des structures pour seniors. Par ailleurs, le ministre constate que les comparaisons de prix généralement faites ne permettent pas une réelle évaluation, car les prix affichés prennent peu en compte les suppléments demandés. Pour remédier à cela, Maxime Prévot fera bientôt une proposition qui conduira à une transparence des prix.

Le Ministre souhaite aussi promouvoir davantage les résidence-services qui sont « des maillons essentiels entre le domicile et la maison de repos ». Comme le prévoit la Déclaration de Politique Régionale (DPR), il s’agit de lancer une initiative qui englobe à la fois une résidence-services locative et acquisitive (les personnes âgées sont propriétaires de l’appartement). Pour le cabinet Prévot, ce type d’initiative renforcerait la mixité sociale dans les résidence-services. Plus généralement, il s’agit de soutenir des modes d’accueil et d’hébergement différents.

Tout en gardant bien à l’esprit l’orthodoxie budgétaire, l’ambition du ministre wallon de la Santé est d’ouvrir les possibilités pour permettre la diversité et ce, dans une exigence de qualité renforcée.

Delphine Hotua



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