Sida : un changement de la législation pour toucher les publics cibles

Sida : un changement de la législation pour toucher les publics cibles

Cécile Jodogne (FDF), la ministre en charge de la Politique de la santé à la Cocof, a été interpellée par Abdallah Kanfaoui, le député régional MR. La prévention du sida dans la région Bruxelloise doit être proactive afin de moderniser la législation.

Une progression alarmante du nombre de personnes infectées par le virus en 2013 (4.5%) par rapport en 2012 a été remarquée. Quant au taux de diagnostic tardif, il a également augmenté de façon inquiétante.

Une modification de la loi essentielle

La faute semble être due à la législation belge, stipulant que le médecin est le seul à pouvoir demander un dépistage. Même si de nombreux projets pilote ont été mis en place dans le cadre de conventions avec l’INAMI, ils ne sont effectués que dans le cadre de projets ou d’études cliniques. Différentes associations, comme Ex Aequo, se délocalisent pour se rendre sur les lieux de vie des publics concernés. Mais Abdallah Kanfaoui explique qu’«  on ne peut pas, à ce stade, généraliser ce type de dépistage délocalisé et démédicalisé. Pourtant, lorsque le dépistage est délocalisé, qu’on va à la rencontre des gens dans leurs lieux festifs ou associatifs, on améliore ces diagnostics précoces. Il faudrait pouvoir généraliser cette pratique, mais pour cela, il est nécessaire de changer le cadre juridique », rapporte le journal Le Soir.

Le dépistage démédicalisé, meilleure solution possible

Le député explique qu’« Il faut pouvoir aller vers les publics cibles dans les lieux dans lesquels ils se trouvent habituellement. Les études démontrent que lorsqu’on réalise des tests chez ces patients et qu’ils révèlent une suspicion de maladie, 85 à 90% de ces personnes rejoignent ensuite la ligne de soins. Ils vont voir le médecin et suivent un traitement. » Le patient se trouve au cœur du processus et cela permet d’éviter la transmission du virus durant le laps de temps où aucun diagnostic n’a été posé.

Entre les niveaux de pouvoir, une meilleure concertation

Suite à des statistiques démontrant que les régions d’Anvers et Bruxelles sont les plus touchées, des spécificités épidémiologiques et sociodémographiques ou comportementales sont à prendre en compte. Une concertation entre les différentes régions s’avère primordiale, afin qu’une meilleure réponse commune possible puisse être proposée pour endiguer l’infection. Sans communication, « on se retrouvera avec de multiples pratiques, parfois dans une même région, en fonction des sensibilités de chacun et sans qu’il y ait une ligne directrice » déplore Abdallah Kanfaoui.

Une meilleure communication de la prévention du sida

Les messages des folders ou des spots publicitaires ont un impact moins important : la solution serait d’aller à la rencontre du public sur place. Le manque d’informations favorise actuellement le relâchement des précautions des jeunes, ces derniers considérant le diagnostic du sida comme bénin.



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