Statut d'assistant en psychologie : la FEF veut des clarifications

Statut d'assistant en psychologie : la FEF veut des clarifications

Les 3.000 étudiants assistants en psychologie sont dans le flou. Depuis que la loi sur la psychothérapie a été votée, plusieurs zones d’ombre subsistent sur leur avenir professionnel. La Fédération des Etudiants Francophones envisage d’interpeller la ministre de la Santé pour obtenir des clarifications.

Depuis que la loi sur la psychothérapie a été votée, plusieurs mesures touchent à la fois la formation d’assistant en psychologie et le statut de la profession. En tant qu’étudiants, ils ne pourront plus accéder au master de psychothérapie ; option qu’ils étaient pourtant nombreux à choisir. Ensuite, la pratique du métier devra se faire sous la supervision d’un professionnel davantage qualifié. La Fédération des Etudiants Francophones veut des clarifications.

Questions non résolues

"Aucun courrier n’a encore été envoyé à Madame De Block", signale Maxime Mori, président de la FEF. "Nous discutons encore avec l’ensemble des étudiants et on se concertera ensuite avec les associations professionnelles. C’est seulement après cela qu’on verra quelle direction prendre et qu’on interpellera la ministre." Une interpellation sur 2 questions non résolues :

- La nouvelle loi ne permet plus aux diplômés assistants en psychologie de pratiquer seuls. Ils sont obligés de travailler sous la supervision d’un détenteur d’un master. Le hic, c’est que la ministre de la Santé ne précise pas de quelle nature doit être cette supervision. "Il y a un flou qui règne autour de cet encadrement et on a une peur que ça dénature la profession et donc la formation pour y accéder", explique Maxime Mori,.

- Autre point troublant : les assistants en psychologies ne peuvent pas siéger au Conseil Fédéral des professions de soins de santé mentale pour défendre leurs droits. Cette instance est pourtant compétente pour nommer de nouvelles professions de soutien en santé mentale, qui pourraient se présenter comme des débouchés éventuels.

Vide juridique

À partir de septembre 2018, les assistants en psychologie ne pourront plus entreprendre de passerelle vers un master en psychothérapie. Option pourtant choisie par de nombreux étudiants. "Cette mesure crée un véritable vide juridique", déplore Maxime Mori. "Le statut d’assistant en psychologie est totalement remis en question. C’est comme si on leur disait : "Quel intérêt a votre profession dans le monde de la santé mentale ?"

Assistant en psychologie : un vrai métier !

Cette profession, actuellement remise en question, est bien connue dans le secteur, mais peu par le grand public. "Les assistants en psychologie accueillent et accompagnent des enfants, des adolescents et des adultes en tenant compte de la dimension psychologique et psychopathologique des personnes", explique M.Mori. En effet, l’assistant en psychologie travaille avec un public varié comprenant aussi bien des personnes handicapées ou présentant un trouble mental (autisme, psychose, anorexie, boulimie, addictions, dépression, etc.), des personnes atteintes de maladies neurologiques (maladie d’Alzheimer, maladie de Parkinson, etc.), que des personnes appartenant au monde du travail (gestion des ressources humaines, par exemple).



Commentaires - 1 message
  • Tout comme les psychomotriciens, vous avez le droit d'être reconnus comme de vrais professionnels de la santé mentale. Ne laissez pas tomber, vous avez des alliés.

    Gitte vendredi 3 février 2017 20:18

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