Suède : un cours "accouchement en voiture" lancé par 2 sages-femmes

Suède : un cours

Des cours d’accouchement en voiture pour minimiser les risques lors de longs trajets vers les hôpitaux. Il s’agit d’une initiative inédite lancée en Suède par 2 sages-femmes après l’annonce de la fermeture de leur maternité.

À l’heure où plusieurs maternités belges sont menacées de fermeture et où les syndicats luttent pour les garder fonctionnelles, d’autres pays sont confrontés aux mêmes désagréments. À cause de restrictions budgétaires, la maternité d’une petite ville du nord de la Suède va devoir fermer ses portes. Une décision lourde de conséquences pour les futures mamans de la région puisqu’elles devront désormais parcourir plus de 120 kms pour accoucher. Afin de minimiser les risques lors de ce long trajet, 2 sages-femmes ont décidé de donner des cours de préparation à l’accouchement en conditions extrêmes.

Prévenir les risques

"Imaginez-vous. Il fait nuit, le réseau téléphonique est mauvais, n’importe quoi peut se passer sur la route. Un accident de voiture, une panne, une sortie de route. Il faut être prêt, car le pire peut arriver", a confié Stina Naslund, l’une des sages-femmes à la base de l’initiative, au site suédois The Local. Les cours sont adressés aussi bien aux futures mamans qu’à leurs proches. Ils couvriront les pratiques à adopter lors d’un long trajet en voiture. Principalement pour apprendre à s’occuper au mieux d’une femme enceinte sur le point d’accoucher, mais également pour savoir ce qu’il faut faire si le travail commence.

Restrictions budgétaires

Lors de l’annonce du lancement des cours d’accouchement en voiture, les réactions ont été vives en Suède. "Nous avons été surprises par le nombre et la rapidité des réactions. Aussi bien les journaux locaux que nationaux voulaient en savoir davantage sur notre projet", a expliqué Stina Naslund. Il faut dire que, même si "donner ce genre d’enseignement peut paraître tragique, cela semble nécessaire puisque de nombreux services de santé vont progressivement fermer dans les petites villes ; conséquence d’une politique de réduction des coûts", opine Mia Ahlberg, à la tête de l’association des sages-femmes suédoises. "Ils pensent qu’ils vont sauver des millions en fermant la maternité, mais pour moi, c’est comme s’ils étaient en train de supprimer un élément vital de la société", fini par déclarer S. Naslund. Opinion certainement partagée par les membres du personnel des 3 maternités menacées en Wallonie qui manifestent et se battent depuis plusieurs semaines pour tenter d’éviter leurs fermetures.



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