Un an pour faire évoluer la formation des infirmiers

Un an pour faire évoluer la formation des infirmiers

La Belgique a jusqu’au 18 janvier 2016 pour adapter la formation des infirmiers aux nouvelles exigences européennes. Un an pour redéfinir la profession, s’accorder sur les exigences minimales de formation et se mettre à niveau. C’est court mais l’enjeu est de taille.

Une directive européenne datant de 2005 permettait la reconnaissance des qualifications professionnelles pour 7 professions (médecins, pharmaciens, dentistes, vétérinaires, sages-femmes, infirmiers et architectes), moyennant des exigences minimales de formation, dont 4600 heures avec 2300 heures de formation clinique. Cette directive a été modernisée en décembre 2013, ajoutant 8 compétences pour exercer le métier d’infirmier (*).

Refonte des programmes de formation

Pour Cécile Dury, administratrice de la Fédération européenne des formateurs en sciences infirmières (European Federation of nurse education FINE) et de la Fédération nationale des infirmiers belges, cette nouvelle directive européenne tombe à pic. En effet les institutions de formation se mobilisent pour mettre en œuvre le décret "paysage" qui demande une refonte des programmes de formation et il sera impossible de répondre aux exigences du nombre d’heures de formation clinique en seulement 3 ans puisqu’à l’heure actuelle le programme compte 1515 heures de formation clinique.

Une question politique

Une année pour se mettre à niveau, est-ce jouable ? « C’est faisable, mais tout dépendra de nos politiques », réplique Cécile Dury. Au niveau des hautes écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles, à l’heure où les équipes planchent sur la mise en œuvre d’un nouveau programme de formation, « nous attendons avec impatience que M. Marcourt décide du passage de la formation en 4 blocs et 240 ECTS ».

2 formations pour un même métier

Actuellement et depuis 1947, 2 filières rendent accessible le métier d’infirmier. Les infirmiers sont soit formés dans l’enseignement supérieur (niveau bachelier), soit dans l’enseignement professionnel (infirmier breveté). « Les exigences sont différentes, mais à la sortie, tout le monde exerce le même métier », explique Cécile Dury. Une situation qui peut être difficile à vivre pour les étudiants eux-mêmes qui parfois sont mal informés : « l’infirmière brevetée, par exemple, ne peut pas accéder aux spécialisations ». De plus, ces écoles professionnelles forment en grande majorité des étudiants de nationalité française, qui ne restent pas travailler en Belgique.

Responsabilités politiques

En ce qui concerne la problématique des deux filières de formation il faut d’abord attendre que la nouvelle ministre de la santé, Maggie De Block, modifie l’Arrêté Royal 78 et précise les exigences minimales de formation au niveau 6 du cadre européen de certification (niveau bachelier enseignement supérieur). Cela fait des années que cette question est posée sans que personne ne prenne ses responsabilités, bien que les résultats de recherche prouvent de manière incontournable qu’une formation de niveau bachelier améliore la qualité et la sécurité des soins.

Un enjeu « national »

Car l’enjeu est national, et une réforme structurelle pourrait voir le jour : «  les écoles professionnelles organiseraient la formation des aides-soignantes en deux ans, des mesures transitoires permettraient aux infirmiers brevetés d’obtenir le diplôme d’infirmier bachelier moyennant une passerelle réaliste, les infirmiers garderaient les droits acquis, et surtout les nouveaux étudiants seraient en mesure de recevoir une formation qui répondent aux exigences de l’Europe ». L’enjeu de la directive est également important au niveau européen : « chaque pays aura ses défis et tous les efforts permettront de faciliter la visibilité des formations et la mobilité des professionnels ».

Réforme et dialogue

« Les étudiants doivent avoir la garantie que leur formation permettra la mobilité européenne et qu’elle garantisse un haut niveau d’exigence, afin d’exercer des soins de qualité et améliorer la sécurité des patients », insiste Cécile Dury. Les organisations professionnelles plaident pour un cursus en 4 ans. « Il faut mettre en œuvre une réforme, que les acteurs impliqués dialoguent, pour envisager l’avenir d’une manière créative, en mettant de côté ses intérêts "personnels" au profit d’une vision collective pour le développement de notre belle profession » surenchérit Mme Dury.

*Les 8 compétences

1. Diagnostiquer de façon indépendante les soins infirmiers requis, sur la base des connaissances théoriques et cliniques, et de planifier, d’organiser et d’administrer les soins infirmiers aux patients, sur la base des connaissances et des aptitudes acquises afin d’améliorer la pratique professionnelle ;

2. Collaborer de manière effective avec d’autres acteurs du secteur de la santé, ce qui inclut la participation à la formation pratique du personnel de santé ;

3. Responsabiliser les individus, les familles et les groupes afin qu’ils adoptent un mode de vie sain et qu’ils se prennent en charge ;

4. Engager de façon indépendante des mesures immédiates destinées à préserver la vie et appliquer des mesures dans les situations de crise ou de catastrophe ;

5. Apporter de façon indépendante des conseils, des indications et un soutien aux personnes nécessitant des soins et à leurs proches ; 6. Assurer, de façon indépendante, la qualité des soins infirmiers et leur évaluation ;

7. Assurer une communication professionnelle complète et coopérer avec les membres d’autres professions du secteur de la santé ;

8. Analyser la qualité des soins afin d’améliorer sa propre pratique professionnelle en tant qu’infirmier responsable de soins généraux.



Commentaires - 40 messages
  • Réformes , dans un but optimal, je présume, il faudrait que les personnes qui régissent soient des gens de terrain! Comment motiver les jeunes a poursuivre un cursus de 4 ans qui ne sera en sommes toujours des bachelier avec les salaires pas très attractifs en rapport avec les horaires et les responsabilités. De plus nous sommes en pénurie d'infirmières, des hôpitaux en manque d'effectifs se tournent vers des infirmières roumaines, bulgares et autres..Problèmes linguistiques et formations qui ne répondent pas à nos filières. En reformant de cette manière, nous allons accentué cette pénurie et allons bradé nos soins de santé qui n'évoluent pas toujours dans le bon sens. Nous avions la renommée d'avoir une des meilleure formation infirmière que ce soit brevetée ou bachelière, avant la formation de l'Europe. Je pense que cette réforme Européenne prendra le même déclin que notre Europe économique.A nous intervenants de la santé à réagir face à une certaine incohérence legislative

    théa jeudi 15 janvier 2015 22:53
  • J'ai lu dernièrement ds un journal le titre "Par quelle infirmières voulons ns être soignés?" j'ai fais un bond! Je suis infirmière A2 depuis 10 ans, je travaille ds un grand chu au bloc opératoire et je suis consterné! je fais le même job que mes collègues A1 mais j'ai 250€ de moins! Mais de là a dire que les infirmières A2 sont à la limite des imbéciles je n'accepte pas! ok pour une formation unique mais ns petite A2 qu'allons ns devenir??? On peu faire une passerelle mais qui dure 3 ans!!! nous mais faut pas exagérer! Cote flamand celle çi se fait en 1 an! Sommes ns si débiles cote wallon/bxl? Sans compter que la filière "brevet" est souvent pris d'assaut par toutes les françaises, ou vont-elles allez???? Moi je pense que les A2 valent autant que les A1.

    Svksdb samedi 17 janvier 2015 08:10
  • Merci pour cet article qui tente de faire le point sur l'évolution de la question récurrente des formations d'infirmières en Belgique.
    J'aimerais connaitre les références des huit compétences mentionnées. Elaborées par qui? pour quelle région? ou pays? Le référentiel dont elles sont issues mentionne- t-il d'autres informations?
    Merci beaucoup

    Afc jeudi 22 janvier 2015 09:17
  • Il faudra être prudent sur plusieurs aspects:
    *Si les études et le niveau sont plus élevés,les ministres compétents et la santé publique ont-ils prévu un financement pour une revalorisation barémique?
    *Attention de ne pas déresponsabiliser les employeurs: si l'infirmier a plus de compétence, il faut lui en donner les moyens, le temps d'assumer ces tâches et une formation adéquate (formation continue ou de plein exercice) Quid du financement de ces mesures?Comment remplacer le personnel qui part en formation?
    *Il faut une nouvelle organisation de travail:qui fait quoi ? Comment. Avec qui?Il faut un encadrement de qualité et augmenter les normes d'encadrement qui datent des années 60 !
    * il faut repenser un enseignement de qualité avec un encadrement suffisant sur le terrain (ce n'est pas le cas actuellement) et donc augmenter le budget alloué à l'enseignement
    * Les infirmiers du terrain doivent également être formées pour pouvoir encadrer ces étudiants.
    *Quid des 2 filières actuelles, y-aura-t-il un cadre extinctif? comment cela se passera-t-il concrètement sur le terrain? A quel niveau de formation de départ (CESS? CESP?) devra correspondre l'étudiant pour entamer ses études?
    *Pendant 1 an, (puisqu'une 4è année sera nécessaire) il n'y aura pas d'infirmier qui sort de l'école. Cela va donc accentuer la pénurie.
    *une infirmière de base sera formée en 4 ans, + 1an de spécialisation (éventuelle) à près de 2 ans, cela fait un médecin.. Le choix sera vite fait et cela va accentuer la pénurie..
    Conclusion ne décidez pas trop vite et redescendez de votre nuage ! sous prétexte de se conformer aux normes européennes.. Le niveau d'h de formation n'a pas changé. Il faut juste adapter les heures théoriques et augmenter les heures de stage ! Mais je pense que les associations professionnelles sont derrière tout cela.. Mais elles ne sont pas sur le terrain ! Privilégiez le dialogue avec les partenaires sociaux !

    Wb mardi 27 janvier 2015 18:01
  • Bonjour,
    Je souhaite apporter quelques informations qui pourrons aider les personnes qui nous lirons. Le profil de compétences des infirmières existe et est disponible auprès des associations professionnelles et plusieurs supports sont disponibles sur Internet. En ce qui concerne la formation qui passerait à 4 ans, on a observé que les étudiants de Kinésithérapie qui sont passés de 3 à 4 ans étaient plus intéressés par une formation de 4 ans et se sentait plus valorisés. Il n'est donc pas exclu que ce soit pareil pour les infirmières. De toute façon si l'infirmière Belge souhaite pouvoir circuler librement dans les autres pays Européen elle a besoin de cette harmonisation avec les autres pays membres. En effet s'il y a 30 ans l'infirmière était un modèle reconnu en Europe ce n'est plus tout à fait le cas aujourd'hui. Les autres pays de l'UE ont vu leur formation évoluer vers plus d'autonomie, de compétences et de responsabilités entre autre (voir les 8 compétences) et l'infirmière Belge a fait du sur place, elle a donc reculé ! Pour ma part ces compétences me tentent :) Je me pose la question ? Allons nous enfin mettre les choses en place pour que les infirmières soient reconnues et former et respectée au quotidien à leur juste valeur. En ce qui concerne le paradoxe des deux formations, je comprends votre indignation et repenser un tronc unique me parait une bonne solution pour sortir de cette situation (avec des passerelles et une valorisation des compétences acquises). Par ailleurs aujourd'hui qu'observe t-on sur le terrain dans la filière des infirmières brevetés ? Une augmentation impressionnante des infirmières françaises qui n'ont pas réusssi l'examen d'entrée en France et qui viennent se former en Belgique. Et qui repartent pour la France avec un diplôme qui n'est plus reconnu en France (car notre formation ne répond pas aux exigences de l'Europe) Ou est le bon sens ici ?? Il y a aussi dans cette filière des infirmières dont les connaissances en Français sont limitées et qui apprennent la langue sur les terrains de stages avec les difficultés que cela peut poser :(
    Oui nous devon décider et le temps presse, mais ce n'est pas nous qui avons trainés... Que vont faire les infirmières qui sortiront de nos écoles après 2016 et qui n'auront pas de carte professionnelle (demande de l'EU) pour circuler librement. Les associations professionnelles sont prêtent depuis longtemps. Les politiques doivent suivrent. Les directions d'écoles doivent êtres ouvertes aux changements qui ne seront pas facile et qui comme vous le dite bien : comment allons nous faire pour que chacun dans sa formation de base et dans ses acquis soit respecté ? C'est un grand défi mais nous ne pouvons pas laisser passer cette opportunité qui ne portera ses fruits que dans 5 à 6 ans. Et enfin je souhaite réagir à la phrase qui dit que les associations ne sont pas sur le terrain et affirmer que c'est faux. Les personnes qui sont dans les associations professionnelles passent plusieurs heures de leurs temps libres a faire du lobbying auprès des instances décisionnelles, a organiser des journées de formations, a défendre les intérêts des infirmières encore faut-il qu'elles se sentent un temps soient peu concernées par l'avenir de leur formation et qu'elles s'affilient. Soyons solidaire de ces membres actifs, restons unis. Pensons au devenir de notre profession tout en considérant l'évolution de notre modèle socio-économique (diminution des hospitalisations, augmentation des soins a domicile, accompagnement divers de l'homme sain dans différent moment de sa vie (maternité, divorce, post-traumatique, professionnel,...) vieillissement de la population, précarité, malbouffe, etc. Repenser notre formation, c'est ouvrir la porte vers plus de diversité et de reconnaissance, à venir. Soyons patiente...mais avançons ENSEMBLE dans la bonne direction. C'est ce que je nous souhaite.
    Infirmière graduée active depuis 30 ans et professionnellement et dans une association.

    Coster lundi 30 mars 2015 22:23
  • bonjour
    je suis infirmière A2 je travail depuis 30 ,j encadre des élevés ainsi que les nouveaux engagés pour ma part je constate un manque de pratique chez les A1 qui me laisse perplexe quand a la qualité du suivi du patient .Il y a également un problème de remise en question vu le niveau de formation .La théorie c est bien mais quant n est il de la pratique .A la base je suis AS quand je vois un élève de 2eme A1 qui ne sait même pas prendre une TA manuellement cela me fait peur ,ceci n étant qu' un exemple parmi tant d autres .depuis des années j assiste a cette guéguerre .C est déplacer et non constructif et peu respectueux pour toutes ces infirmière A2 qui il n y a pas encore si longtemps faisaient l école des cadre et avait la possibilité d être chef .Pour ma part la mienne et A2 et je ne la changerai pour rien au monde car elle sait ce que c est être sur le terrain .Et si on demandait au patient qui lui donne les meilleurs soins car c est bien lui qui est au centre de cette réflexion. Peu être à méditer merci de votre attention infirmière A2 qui prend les même responsabilités qu' un infirmière A1 avec effectivement 250euro de moins

    natalina mercredi 15 avril 2015 00:14
  • bonjour
    je suis infirmière A2 je travail depuis 30 ,j encadre des élevés ainsi que les nouveaux engagés pour ma part je constate un manque de pratique chez les A1 qui me laisse perplexe quand a la qualité du suivi du patient .Il y a également un problème de remise en question vu le niveau de formation .La théorie c est bien mais quant n est il de la pratique .A la base je suis AS quand je vois un élève de 2eme A1 qui ne sait même pas prendre une TA manuellement cela me fait peur ,ceci n étant qu' un exemple parmi tant d autres .depuis des années j assiste a cette guéguerre .C est déplacer et non constructif et peu respectueux pour toutes ces infirmière A2 qui il n y a pas encore si longtemps faisaient l école des cadre et avait la possibilité d être chef .Pour ma part la mienne et A2 et je ne la changerai pour rien au monde car elle sait ce que c est être sur le terrain .Et si on demandait au patient qui lui donne les meilleurs soins car c est bien lui qui est au centre de cette réflexion. Peu être à méditer merci de votre attention infirmière A2 qui prend les même responsabilités qu' un infirmière A1 avec effectivement 250euro de moins

    natalina mercredi 15 avril 2015 00:15
  • Bonjour, je suis infi A2 depuis 15 ans et ai mon CAP. Je suis malheureusement bloquée au niveau de l'enseignement car je n'ai pas mon A1. Je me suis renseignée pour la passerelle et 3 ans c'est trop. Dans l'article, ils parlent d'une passerelle réaliste, que vont ils faire? Quel est notre avenir, je suis triste et inquiète.

    Sandramour jeudi 16 avril 2015 23:31
  • Je suis A2 j'ai déjà fait 3 ans d'études pour ma profession, et pour se faire A1 il faut encore 3 ans!? 6 ans pour être infirmière?!! Je vous rappele infirmière et pas medecin (6 ans pour se faire medecin!) Il faut faire quelque chose avec la passerelle de A2 pour A1. Je soutiens Natalina que nous les A2 on est nettement mieux preparèes pratiquement que les A1, on gère mieux les situations critiques, on fait le travaille d'infirmière et de AS (les A1 ne sont pas contentes quand doivent faire du travaille de AS car ont des etudes supèrieure! Sont debordès c'est tout!). Dèsole mais c'est vrai en plus! Pour 250 euros de plus il faut bosser, courage!

    Amelie top jeudi 23 avril 2015 11:34
  • Je suis A2 j'ai déjà fait 3 ans d'études pour ma profession, et pour se faire A1 il faut encore 3 ans!? 6 ans pour être infirmière?!! Je vous rappele infirmière et pas medecin (6 ans pour se faire medecin!) Il faut faire quelque chose avec la passerelle de A2 pour A1. Je soutiens Natalina que nous les A2 on est nettement mieux preparèes pratiquement que les A1, on gère mieux les situations critiques, on fait le travaille d'infirmière et de AS (les A1 ne sont pas contentes quand doivent faire du travaille de AS car ont des etudes supèrieure! Sont debordès c'est tout!). Dèsole mais c'est vrai en plus! Pour 250 euros de plus il faut bosser, courage!

    Amelie top jeudi 23 avril 2015 11:35
  • La solution vient de l'Europe qui oblige le système infirmier en Belgique à se réformer, ENFIN. Quelle aberration d'avoir 2 titres d'infirmiers ! Combien de frustrations pour les A2 qui sont moins bien formés, moins payés, et sont dirigés dans une voie sans issue,sans pouvoir se former davantage, même s'ils sont très compétents.Sans perspectives de pouvoir accéder aux responsabilités.
    Il faudra trouver une issue honorable et favorable pour les A2. Une assimilation via une passerelle "réaliste" comme susdit.Infirmier A2 au départ et A1 depuis 20 ans, je parle en connaissance de cause. Je plaide pour une formation unique de haut niveau et très professionnelle. Une formation réaliste qui ne plane pas dans les paradigmes irréalistes.Pour ce faire, il faudra des professeurs à la hauteur, il y en a. Mais des professeurs de terrains avec une expérience professionnelle réelle, solide.Nous avons besoin de professionnels de la santé qui comprennent ce qu'ils font.

    morfin lundi 27 avril 2015 08:01
  • Résumons un peu : niveau A1 ou A2 c'est quoi le but ultime ! C'est de soigner une personne le mieux possible avec ses avantages et inconvénients. Les grosses différences entre les 2 statuts : barème des salaires et spécialisations. L'Europe veut une harmonisation mais le fait de façon idéologique. En pratique s'est vachement plus compliqué que ça. En effet, l'apprentissage d'un pays à un autre n'est pas le même (il faudrait que les structures d'enseignement de chaque pays soient pareilles, c'est loin d'être gagné !) sans parler de la philosophie, d'interprétation technique, etc.
    La Belgique est particulière parce que les enseignements sont différents, exemple : pourquoi une passerelle de brevetée à baccalauréat est d'un an en Flandre et de 3 ans en Wallonie et à Bruxelles. Ce n'est pas pour autant qu'en Flandre les patients sont les plus mal soignés !!!
    Combien d'étudiants français font des études brevetés chez nous et sont reconnus en France en tant qu'infirmière (qui est pourtant un statut unique en France!!!). Je n'ai jamais entendu dire que c'était une catastrophe...
    Si on veut rendre maintenant les études infirmiers élitistes (formation en 4 ans) dans l'apprentissage, c'est bien, mais concrètement, je pense que sur le terrain cela ne changera pas grand-chose (à part pour les employeurs et quelques députés) tant que le statut ne sera pas valorisé à grande échelle. C'est bien de proposer un master mais faut-il encore avoir les moyens de le financer. Imaginez-vous que les employeurs en ont les moyens, pas moins sûr.
    Et que dire de la sempiternelle pénurie de la profession, déjà, en 3 ans d'études on n'arrive pas à combler, alors imaginez en 4 ans. Je pense que ça risque de démotiver une partie des ''candidats'' potentiels.
    Mais faisons confiance en nos élus pour nous trouver des compromis à la ''belge'' et de sortir un lapin (estropié et galeux) du chapeau...

    Dieter lundi 27 avril 2015 16:51
  • Bonjour
    voila ,formation terminée pour la qualification en santé mentale et psychiatrie .Satisfaction OK mais que dire du remaniement des études .Petite réflexion, des infi en 4 ans plus la spécialisation quand seront elles opérationnels sur les terrain. Et quant sera t- il de toutes les responsabilisées en plus et qui a mon avis ne serons pas mieux reconnues financièrement. charnière entre le médecin =moins de travail avec eux, cela irai t- il vers comment combler un manque de médecin ?tutorat belle théorie mais sur le terrain se sont les équipes qui s épuisent à ne plus faire que former des novices et des élèves .Les équipes n ont pas étés informées et préparés à tous ces changements et c est bien dommage. Et je me demande si à force de ne vouloir rentrer que dans un moule imposé par l Europe nous ne sommes pas entrain de perdre la chose la plus précieuse ,notre créativité notre originalité. Je craint aussi pour mes petites inf A2 et A1 qui ne sont pas qualifiées ,quand dans les qualifies arriveront et qu' on leur dira plus besoins de vous car pas de qualifications retour vers les services généraux , c

    natalina lundi 4 mai 2015 13:04
  • Bonjour
    voila ,formation terminée pour la qualification en santé mentale et psychiatrie .Satisfaction OK mais que dire du remaniement des études .Petite réflexion, des infi en 4 ans plus la spécialisation quand seront elles opérationnels sur les terrain. Et quant sera t- il de toutes les responsabilisées en plus et qui a mon avis ne serons pas mieux reconnues financièrement. charnière entre le médecin =moins de travail avec eux, cela irai t- il vers comment combler un manque de médecin ?tutorat belle théorie mais sur le terrain se sont les équipes qui s épuisent à ne plus faire que former des novices et des élèves .Les équipes n ont pas étés informées et préparés à tous ces changements et c est bien dommage. Et je me demande si à force de ne vouloir rentrer que dans un moule imposé par l Europe nous ne sommes pas entrain de perdre la chose la plus précieuse ,notre créativité notre originalité. Je craint aussi pour mes petites inf A2 et A1 qui ne sont pas qualifiées ,quand dans les qualifies arriveront et qu' on leur dira plus besoins de vous car pas de qualifications retour vers les services généraux , c

    natalina lundi 4 mai 2015 13:02
  • Bonjour
    voila ,formation terminée pour la qualification en santé mentale et psychiatrie .Satisfaction OK mais que dire du remaniement des études .Petite réflexion, des infi en 4 ans plus la spécialisation quand seront elles opérationnels sur les terrain. Et quant sera t- il de toutes les responsabilisées en plus et qui a mon avis ne serons pas mieux reconnues financièrement. charnière entre le médecin =moins de travail avec eux, cela irai t- il vers comment combler un manque de médecin ?tutorat belle théorie mais sur le terrain se sont les équipes qui s épuisent à ne plus faire que former des novices et des élèves .Les équipes n ont pas étés informées et préparés à tous ces changements et c est bien dommage. Et je me demande si à force de ne vouloir rentrer que dans un moule imposé par l Europe nous ne sommes pas entrain de perdre la chose la plus précieuse ,notre créativité notre originalité. Je craint aussi pour mes petites inf A2 et A1 qui ne sont pas qualifiées ,quand dans les qualifies arriveront et qu' on leur dira plus besoins de vous car pas de qualifications retour vers les services généraux , c

    natalina lundi 4 mai 2015 13:04
  • Bonjour
    voila ,formation terminée pour la qualification en santé mentale et psychiatrie .Satisfaction OK mais que dire du remaniement des études .Petite réflexion, des infi en 4 ans plus la spécialisation quand seront elles opérationnels sur les terrain. Et quant sera t- il de toutes les responsabilisées en plus et qui a mon avis ne serons pas mieux reconnues financièrement. charnière entre le médecin =moins de travail avec eux, cela irai t- il vers comment combler un manque de médecin ?tutorat belle théorie mais sur le terrain se sont les équipes qui s épuisent à ne plus faire que former des novices et des élèves .Les équipes n ont pas étés informées et préparés à tous ces changements et c est bien dommage. Et je me demande si à force de ne vouloir rentrer que dans un moule imposé par l Europe nous ne sommes pas entrain de perdre la chose la plus précieuse ,notre créativité notre originalité. Je craint aussi pour mes petites inf A2 et A1 qui ne sont pas qualifiées ,quand dans les qualifies arriveront et qu' on leur dira plus besoins de vous car pas de qualifications retour vers les services généraux , c

    natalina lundi 4 mai 2015 13:04
  • Bonjour
    voila ,formation terminée pour la qualification en santé mentale et psychiatrie .Satisfaction OK mais que dire du remaniement des études .Petite réflexion, des infi en 4 ans plus la spécialisation quand seront elles opérationnels sur les terrain. Et quant sera t- il de toutes les responsabilisées en plus et qui a mon avis ne serons pas mieux reconnues financièrement. charnière entre le médecin =moins de travail avec eux, cela irai t- il vers comment combler un manque de médecin ?tutorat belle théorie mais sur le terrain se sont les équipes qui s épuisent à ne plus faire que former des novices et des élèves .Les équipes n ont pas étés informées et préparés à tous ces changements et c est bien dommage. Et je me demande si à force de ne vouloir rentrer que dans un moule imposé par l Europe nous ne sommes pas entrain de perdre la chose la plus précieuse ,notre créativité notre originalité. Je craint aussi pour mes petites inf A2 et A1 qui ne sont pas qualifiées ,quand dans les qualifies arriveront et qu' on leur dira plus besoins de vous car pas de qualifications retour vers les services généraux , c

    natalina lundi 4 mai 2015 13:03
  • bonjour,

    En lisant tout ça je suis vraiment perdu, je souhaite m'inscrire cette année en infirmier a Liège
    Mais maintenant que faut -il choisir bachelier ou brevet sachant que je suis français et qu'après les études j'aimerai rentrer en France

    donc si vous pouvez me conseiller

    Sam974 mercredi 13 mai 2015 09:08
  • Bonjour à tous BSI ou breveté
    le taux d'échecs est énorme en première année de bach en soins infirmiers.
    Il est probable que différents paramètres soient impliqués à ce phénomène.
    Nos étudiants ne sont pas (le plus souventt)conscient du niveau d'étude et des exigences que notre profession implique.
    Peut être que le fait de passer en 4 ans permettra de leur donner plus de temps pour se former et de mieux se former .
    Actuellement beaucoup de services se plaignent ds nouveaux agents(rythme de travail, reflexion et vision du travail...). Ici aussi peut etre que l'allongement des etudes et une bonne prise en charge par les moniteurs de formation pratique seait positif.

    naty001 samedi 16 mai 2015 11:38
  • Bonjour,
    personnellement je me suis laisser dire qu'en France il y avait un refus de plus en plus croissant quand à engager des infirmières de formation niveau A2
    je me posais la question de savoir comment fonctionnait le système d'enseignement des soins infirmiers en France pour mettre en pratique ce refus peut-être légitime d'intégrer les infirmières belges
    Car la réflexion porte sur la mobilité des infirmières Européenne
    Pour se faire il avait fallut dès 1947 et 1960 une base minimale de connaissance et pratique professionnelle pour les infirmières dans toutes l'Europe d'élever le niveau à un niveau minimum c'était celui des A2 car pour amener le niveau des A1 à toute l'Europe c'était impossible si ce n'est avec une casse d'emploi et de sécurité en activité hospitalière en cela des pays comme la Grèce l'Italie et l'Espagne n'auraient pas pu arriver au niveau souhaité
    Actuellement il est de commun accord que le niveau peut passer à celui des A1 comme étant le niveau minimum
    ceci traduit une fin de transition qui au départ ne devait durer que quelques années soit près de 60 ans après ce but est atteint
    Il s'agit donc d'une évolution dans les soins de santé
    Mais il ne faudrait pas que la casse des A2 infirmières soit dans le même aspect de laissé pour compte et les bloquer dans l'évolution de leur statut professionnel engrangé depuis l'obtention de leur diplôme soit mis au rébus
    en fait les A2 belges qui sont infirmières peuvent très bien acquérir des formations et diplômes y compris en spécialisation mais cette fois ci à l'étranger par ex en France et peut être pourquoi pas en Hollande ou au Luxenbourg voir dans un autre pays de l'Europe

    matjude lundi 18 mai 2015 12:15
  • Là, je suis outrée. Je suis infirmière A2 depuis 5 ans et on veut réformer ce cursus. Or sur 5 ans, j'en ai vu défilé des infirmières incompétentes et non des brevetées mais des bachelières. Pourquoi ? Car lors des études en bacheliers, les périodes de stages sont raccourcies. Nous avons plus d'heures sur le terrain et donc nous sommes plus réfléchies, nous agissons. Quand j'ai commencé mes études, on me disait qu'il était possible de devenir infirmière chef en maison de repos, même directeur!trice ! On nous vend du rêve pour se faire enc....

    Vandis samedi 30 mai 2015 19:31
  • Bonjour je suis infirmière A2 depuis 7 ans maintenant je travaille en maison de repos et on voit la différence entre étudiants bachelier et étudiants breveté ce sont souvent les breveté qui montrent aux bacheliers ce qu ils doivent faire car les bacheliers viennent parfois en stage en première annee sans avoir vu la technique de toilette au lit par exemple je suis d accord qu il faut une réforme mis c est sur tout au niveau pratique qu il faut la faire car le bourrage de crâne ne sert a pas grand chose sur le terrain ah oui pour en rassurer certai es ma chef est une infirmière A2 et est très compétente courge a toute

    Aaliyah56 lundi 22 juin 2015 17:02
  • Bonjour je suis infirmière A2 depuis 7 ans maintenant je travaille en maison de repos et on voit la différence entre étudiants bachelier et étudiants breveté ce sont souvent les breveté qui montrent aux bacheliers ce qu ils doivent faire car les bacheliers viennent parfois en stage en première annee sans avoir vu la technique de toilette au lit par exemple je suis d accord qu il faut une réforme mis c est sur tout au niveau pratique qu il faut la faire car le bourrage de crâne ne sert a pas grand chose sur le terrain ah oui pour en rassurer certai es ma chef est une infirmière A2 et est très compétente courge a toute

    Aaliyah56 lundi 22 juin 2015 17:05
  • Faisons attention de tomber dans le piège des politiques qui font passer des lois n'ayant aucune connaissance du terrain ,nous n'avons pas assez d'infirmiers en Belgique. Bientôt plusieurs maisons de repos fermeront pour manque d'infirmiers.il faut noter qu'il ne s'agit pas d'une reforme européenne comme on veut ns faire croire.( en combien de temps , on forme un infirmier ds les pays de l'est....... Roumanie etc?) et pourtant ils exercent en Belgique, France etc .les jeunes ne seront plus motivés qui acceptera de passer 6 ans pour être infirmier avec le salaire que ns connaissons ,au lieu de passer ces 6 ans et devenir médecin

    Alinepasca mercredi 8 juillet 2015 06:45
  • Bonjour, je suis très inquièt. quelqu'un pourrait-il me répondre.. peut être mr Wb(pseudo) qui fait partie des associations professionnelles, car il l'aire au corant.

    Soit je me suis inscrit, pour septembre 2015, en 1er Prépa infirmier breveté car je ne suis pas détenteur du CESS.
    si tout va bien à l'issu de cette année, je pourrai seulement commencer en 1er breveter c-à-d en septembre 2016.
    Alors que la fameuse obligation commencera en décembre 2016.
    Alors ma question est la suivante:
    - déjà l'obligation consistera en quoi pour la formation A2?
    Sera-t-elle complètement supprimé?
    Existera-t-elle toujours, mais modifier?
    et si complètement supprimé, que se passera-t-il alors des
    élèves comme moi qui seront en plein milieu d'année
    scolaire de 1er année d'étude A2.
    Ou pourrais-je continuer ma formation jusqu'au bout
    et si Oui , à l'issu sera-t-elle valide?

    Voilla, J'ai 30 ans, je suis super motivé, je pense enfin avoir trouvé ce que je veux faire.
    Mais j'ai une famille une fille, je ne peux pas perdre de temps, j'en ai assez perdu dans la vie.

    Svp quelqu'un serait il me répondre de l'avenir pécis
    car tout est flou, j'ai l'impression .

    Merci d'avance!

    Kizo jeudi 23 juillet 2015 23:39
  • Bonsoir je suis infirmière Aé depuis 27ans déja et que dire des ces nouvelles mesures.. Etre infirmière est avant tout une vocation j'adore mon métier et je suis triste pour toute ces aides soignantes ou autres personnes qui souhaiterais accéder à la profession. Une infirmière reste le lien entre le médecin et le patient mais ne pourra jamais le substituer. On nous en demande de plus en plus alors que notre rôle est d'avoir une bonne prise en charge sans oublier le côté humain. Nous avons besoin d'infirmières de terrain et non pas de petits médecins!!! Pourquoi ne pas réserver cela à celles qui seraient intéressées et leur proposer une formation adaptée. Non mieux que cela ,on menace de supprimer le A2 mais en échange on nous envoie des ressortissantes de l UE dont la formation laisse plus qu'a désirer. Je suis presque contente d'arriver en fin de carrière mais triste car j'ai encouragé mon fils qui je le suis sûre a beaucoup d'humanité et d'empathie pour exercer ce métier mais j'ai peur de l'envoyer sur une voie de garage. Alors messieurs les politiciens vous êtes vous déja posé la question lors de votre passage par l'hôpital si l'infirmière qui s'est si bien occupée de vous étais A1 ou A2???? Vous seriez bien étonné !!!

    nomame mardi 13 octobre 2015 22:55
  • Bonsoir je suis infirmière A2 depuis 27ans déja et que dire des ces nouvelles mesures.. Etre infirmière est avant tout une vocation j'adore mon métier et je suis triste pour toute ces aides soignantes ou autres personnes qui souhaiterais accéder à la profession. Une infirmière reste le lien entre le médecin et le patient mais ne pourra jamais le substituer. On nous en demande de plus en plus alors que notre rôle est d'avoir une bonne prise en charge sans oublier le côté humain. Nous avons besoin d'infirmières de terrain et non pas de petits médecins!!! Pourquoi ne pas réserver cela à celles qui seraient intéressées et leur proposer une formation adaptée. Non mieux que cela ,on menace de supprimer le A2 mais en échange on nous envoie des ressortissantes de l UE dont la formation laisse plus qu'a désirer. Je suis presque contente d'arriver en fin de carrière mais triste car j'ai encouragé mon fils qui je le suis sûre a beaucoup d'humanité et d'empathie pour exercer ce métier mais j'ai peur de l'envoyer sur une voie de garage. Alors messieurs les politiciens vous êtes vous déja posé la question lors de votre passage par l'hôpital si l'infirmière qui s'est si bien occupée de vous étais A1 ou A2???? Vous seriez bien étonné !!!

    nomame mardi 13 octobre 2015 22:53
  • Bonjour,Infirmière A1 diplômée en 1980,je constate un nivellement par le bas du niveau des infirmières sortant de leurs études.Pour attirer les jeunes vers ce métier en pénurie depuis des décennies ,les gouvernements ont choisi de réduire les heures de stages de moitié (3.500 h/3 ans à mon époque),ce qui provoquent bien des désillusions une fois les études terminées lorsque confrontés à la réalité du monde hospitalier.
    Une étude réalisée il y a deux ans montrait que 40% des infirmier(e)s abandonnait le métier après quatre années de travail !.Dés la 1ère année ,nous étions en stage (1mois de cours /2,;1w-end/3semaines,7 jours à NOÀL,7j à Pâques et un mois aux grandes vacances .La deuxième année ajoutait quelques stages de nuit.
    Dès le 1er mois de stage à l'hôpital ,une vingtaine d'étudiant sur 122 avait abandonné les études.La sélection se faisait également par les cours théoriques ,principalement en biochimie (même cours qu en milieu universitaire)et en anatomie.
    Nous étions 63 à réussir au bout des trois ans,avec une très bonne base aussi bien en théorie qu'en pratique
    Nos monitrices se montraient intransigeantes afin de nous former non seulement sur les plans techniques et théoriques mais aussi sur le plan du stress et de nos futures responsabilités.Allonger les années d 'études pourquoi pas ,garantes de qualité ? les nombreuses spécialités existantes aujourd'hui sont sans doute nécessaires mais les lacunes de base ne sont pas comblées pour autant.
    Je constate aussi que beaucoup se rendant compte des difficultés du métier (horaires lourds,sacrifices de la vie de famille et des loisirs,stress,fatigue,aspect relationnel souvent tendu avec les collègues ,patients,familles,médecins);s'orientent très vite vers des masters visant à être dans la hiérarchie
    Les tâches les plus ingrates les rebutent et la bataille pour l'administratif ,bien trop envahissant, se voit chaque jour , au détriment des soins et de l'écoute auprès des patients.La suppression et le manque de respect pour les moins diplômées est non seulement inacceptable mais contre productif..
    Beaucoup se dirigent vers ce métier en vue de trouver un emploi assuré ,mais les anciennes(qualifiées parfois de vieilles emmerdeuses par la hiérarchie autant que par certaines jeunes collègues) constatent souvent un manque de professionnalisme,d 'empathie et de compassion .La démotivation est affolante et grandit d'années en années pour beaucoup avec les conséquences qui s'en suivent .
    Il est plus que temps de revoir la conception du métier de soignant toutes catégories confondues, dans son ensemble et sur tous les plans (salaires,bien être au travail,âge de la pension,qualité des études ,heures de stages...)au risque de voir une désertion massive de tous les soignants accentuant la pénurie de ces métiers difficiles et peu valorisés !!!
    Le gouvernement actuel sera t il véritablement à l'écoute des gens de terrain ???BON COURAGE à ceux et celles(dont je fais encore partie pour quelques années,merci pour l'allongement de nos carrières) travaillant chaque jour,chaque nuit au chevet des patients contre vents et marées car le burnout nous attend tôt ou tard

    rox desch vendredi 16 octobre 2015 16:16
  • Bonjour, je suis infirmière A2 depuis 2012, j'ai directement enchainé la passerelle pour être A1 juste pour une raison économique. Je suis actuellement en 3ème année et sincèrement, à refaire, je ne le refait pas! Je n'ai absolument rien appris, nous avons un cours que nous n'avons pas en A2 (biochimie), pour ce qui est du reste, nous revoyons la même chose. Les prof nous prennent pour des abrutis "on va vous apprendre à réfléchir", ils nous rabaissent sans arrêt et psychologiquement cette passerelle n'est vraiment pas facile. Sans parler des stages que nous devons refaire, des stages que j'ai évidemment déjà fait en A2, je vous laisse imaginer une infirmière qui exerce depuis 3 ans et qui retourne en stage... Du grand n'importe quoi! Et pour info, nous étions +/- 100 en 1ère année, nous sommes 14 ici en 3ème.

    Julie Dash lundi 2 novembre 2015 22:55
  • Je suis infirmière a1 depuis 2006 et déjà pendant mes stages je constatais que les étudiants en a2 avaient beaucoup plus de pratiques et elles maîtrisaient techniques de soins bien plus vite que nous et je travaille dans un hôpital universitaire et dans mon service on ce fait souvent la réflexion lors des évaluations de nos stagiaires on remarque directement la différence dans la maîtrise des soins en pratique.

    Claudinette mardi 10 novembre 2015 11:41
  • Bonjour,
    J'ai entendu dire que l'année prochaines les études A1 et A2 ne serait plus qu'un souvenir! Est-ce vrai? Vont-ils réunir les 2 formations en 1?

    Kévinkévin mardi 24 novembre 2015 19:08
  • Moi je trouve faire une passerelle pour les infi a2 ok mais pas en 3 ans. Moi qui viens seulement être diplômé a1, j'estime que mes collègues a2 sont au même niveau que nous. Mais bon ce n'est que mon point de vue. Perso, je trouve qu'il devrait plus valoriser notre métier pour tout le travail qu'on fait par rapport aux médecin

    Jbarbiau dimanche 27 décembre 2015 10:49
  • Bonjour. Je vais terminer ma formation d'infirmier A2 en juin 2017. Je suis tançais. Quelqu'un peut il me dire si je pourrai exercer en France en tant qu'infirmièr?
    Je suis très inquiet. Où puis je me renseigner?
    Merci de votre réponse.

    Kiki12 lundi 28 décembre 2015 04:41
  • Bonjour,
    tout cela m'interpelle! Je pense vraiment qu'on se complique la vie alors qu'elle est si simple!
    Les A1 sont comme des petits médecin! Aucun autres pays ne fait la même formation et de plus il n'a presque pas de pratique! le but ce n'est pas la théorie, c'est la pratique. Devant le patient la théorie ne sert à rien! Seul ce qui ont de la pratique pourrons exercée! C'est en faisant qu'on apprend et pas autrement!!
    En conclusion il faut tout faire pour le patient, c'est pour lui que l'on travaille! Au bout de 10ans la théorie est oublié et seul la pratique reste!

    niniq mardi 12 janvier 2016 16:59
  • Que deviennent les infi A2 de la Belgique à partir de ce jour viv à vis de leurs employeurs?

    Mbien lundi 18 janvier 2016 13:55
  • Bonjour,
    La Belgique fait partie de l Europe, nous sommes d'accord, bon maintenant pourquoi le Daeu qui est l équivalent du Cess n'est-il pas reconnu alors qu il il ya un traité europpéen signé. Que la Belgique fasse comme la France une seule filiaire et revaloriser les salaires des infirmières A2 qui sont très compétentes.

    Estrella2013 lundi 29 février 2016 13:02
  • Bonsoir,infirmière A2 depuis 32 ans, je suis d accord avec toutes vos remarques et il est grand temps que nous nous mobilisions si nous ne voulons pas être assimilées aux aides soignantes. Infirmières A2 faites vous connaître auprès des associations professionnelles afin qu ensemble nous puissions revendiquer la reconnaissance de notre diplôme comme infirmière en soins généraux.

    Kaladi mercredi 15 juin 2016 22:51
  • Issu d'un circuit tout à fait atypique à coup d'absence de CESS mais d'examen d'admission au jury central, me voilà paré pour entamer ma première année en haute école (donc bachelier, le truc qui passe en 4 ans)

    J'avais quand même crus comprendre que l'absence de pratique, donc de stage, faisait une différence extraordinaire entre les A2 et les A1, je me suis donc dis que le programme de cette année de la haute école que j'ai choisi serait adapté en fonction de ce, j'ai donc repris le programme de l'an dernier de la dite haute école et le programme (que j'espère non définitif) de cette même haute école sur leur site web..

    Au final dans ma comparaison, les 140h de pratique restent 140h mais l'un des cours optionnels de l'an dernier dédié aux soins de la personne handicapée est désormais un cours tout entier faisant partie du cursus obligatoire. ...

    Il avait été quand même question de profiter de cet allongement des études pour aérer les longues périodes théoriques par des périodes pratiques d'une part pour donner à l'étudiant plus d'acquis pratiques et d'autre part pour le permettre de s'activer un peu et "oublier" son banc d'école.. je vois cependant que pour la première année, c'est la théorie qui s'allonge. Et là j'ai envie de demander si l'on ne se moque pas un peu de nous ?

    Les gens qui font la différence entre A1 et A2 (les formateurs d'année préparatoire par exemple) me disent tous qu'ils préfèrent dans les conditions actuelles être soignés par des A2 fraichement sorti de cours (donc des brevetés) que par des A1 qui pourtant au niveau "savoir" sont un peu plus blindés, la raison en est simple.. les heures de pratique ! Alors oui je gagnerai 250€ en plus, j'aurai accès aux spécialisation, mais niveau confort d'étude rien ne semble changer.

    Moi qui ai horreur des syndicats étudiants je suis en train de me dire qu'il va falloir aller les solliciter pour faire avancer les choses..

    Orph mardi 30 août 2016 08:50
  • Bonjour a tous,

    je suis inf breveté depuis 5 ans, impossible d'acceder a certaine formation, j'ai décidé de faire la passerelle.

    Nouvelle reforme !!!!! je pensais que le programme sera allégé , erreur on fait tout pour qu'on evolue pas, sur les 3 ans ils nous demandent 11 stage de 23 jours!!!!!!

    j'ai que 30 jours de congé payé, du coup c'est impossible pour moi de continuer, je suis vraiment déçu de cette nouvelle reforme .

    alicia77 jeudi 13 octobre 2016 22:31
  • Bonjour, je suis une infirmière formée dans les année 1970 ! Je suis entièrement d'accord d'adapter les etudes pour que l'infirmière soit compétente avec les nouvelles technologies tant sur le plan théorique que pratique On habitue les stagiaires à respecter les horaires comme un bon fonctionnaire "Madame, il est 16 h 50 puis je partir ? " La 1ere fois que j'ai entendu cette question, je suis restée sidérée ! Plus de stages les we les jours fériés les vacances scolaires Et de plus l'heure c'est l'heure Il faudra éduqué les patients à ne plus être malade entre tel ou tel période ou de tel ou tel heure ! Où va t on ? Mais il y a la loi du travail Autre remarque : Je constate et j'ai eu confirmation par une élève de cette année si l'infirmière a le malheur de répondre à un patient elle est de suite reprimandee l'infirmière ne peut pas traîner dans la chambre d'un patient ! Plus de contact avec le patient ! Où allons nous ! Le contact le sourire les paroles d'encouragement sont une partie importante de la guérison Il n'y a pas le temps Mais oui il y a toujours le temps Mais il y a moins de temps pour soi pour reposer ses pauvres jambes Infirmière n'est pas n'importé quel métier et surtout pas un métier uniquement de haute technologie c'est un métier humain Cette notion est absente de tous les décrets de toutes les réflexions Ah je fais erreur elle informe les familles sur les habitudes de vivre de manger de se maintenir mais où est la dimension humaine dans tout cela ?
    Si je devais reprendre des études, même si j'aime mon métier, je reflechirais à 2 x c'est certain Cette évolution me rend fort triste


    Dinah mercredi 21 décembre 2016 11:43

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