Un laboratoire pour s'entraîner à la pratique des soins de santé

Un laboratoire pour s'entraîner à la pratique des soins de santé

Ce mardi est officiellement inauguré le SimLabS, un laboratoire d’apprentissage des métiers de la santé par la simulation pour les étudiants et les professionnels déjà actifs. L’infrastructure, en gestation depuis 2 ans, a coûté près d’un demi-million d’euros.

Pour apprendre un métier, rien de tel que de “permettre aux apprenants de faire des erreurs sans conséquences, et de pouvoir les identifier pour ne pas les reproduire”, indique Nicole Bardaxolou, directrice-présidente de l’HELB-Ilya Prigogine, relayée par le site du Vers l’Avenir. Et c’est justement l’objectif du SimLabS, le nouveau laboratoire d’apprentissage du Pôle Santé de l’ULB et de la Haute École Libre de Bruxelles-Ilya Prigogine.

Un contexte de soins en conditions réelles

Plus de 1.500 étudiants du pôle Santé de l’ULB (Médecine, Sciences de la motricité, Pharmacie et Ecole de Santé publique) et de l’HELB-Ilya Prigogine (Soins infirmiers, sages-femmes et spécialisations en pédiatrie et Siamu) en bénéficieront dès la rentrée académique 2015-2016. Des formations continues destinées aux professionnels de la santé y seront également organisées.

D’une superficie de 370 mètres carrés, le laboratoire situé sur le campus d’Erasme, est constitué de 7 salles de simulation. Parmi celles-ci, trois petites salles plus particulièrement dédiées à travailler la communication, une salle destinée au lavage des mains, une grande salle d’exercices procéduraux ou de moyenne-fidélité et deux salles de simulation haute-fidélité. Ces dernières sont équipées pour accueillir et piloter des mannequins sophistiqués, capables de reproduire fidèlement des situations cliniques.

Des mannequins haute fidélité

Le laboratoire dispose en effet de quatre mannequins haute-fidélité (un adulte, une parturiente, un nouveau-né et un enfant) permettant d’effectuer des procédures complexes dans le cadre des formations en gynécologie-obstétrique, soins intensifs et anesthésie. Marie Blondeau, coordinatrice pédagogique de SimLabS, souligne au micro de Télé-Bruxelles : “Un mannequin haute fidélité est capable de parler, de pleurer, de transpirer. On peut prendre son pouls et mesurer sa tension.”

Une dizaine d’autres mannequins, destinés à l’apprentissage des gestes basiques, tels que les petites procédures techniques comme l’auscultation cardio-pulmonaire ou encore la perfusion intraveineuse, font également partie du SimLabS.

Acquérir les bons réflexes

Véritable outil d’apprentissage, la simulation en laboratoire part d’objectifs pédagogiques clairement définis. Pour le site de la Libre Belgique, Stéphanie Robert, coordinatrice scientifique ULB, souligne : “On crée un scénario en rapport avec ces objectifs pédagogiques. Un ou deux étudiants jouent alors le scénario dans la salle de simulation. Pendant ce temps, la scène est retransmise en direct dans une autre salle qui s’appelle la salle de débriefing, où les autres apprenants peuvent observer ce qu’il se passe. Ensuite, on regroupe tout le monde et on fait un débriefing, moment le plus important de la simulation. Cela permet d’observer ce qui a été fait, ce qui aurait pu être mieux fait, et de donner des outils aux étudiants pour qu’ils s’insérent mieux sur le terrain professionnel.”

Le laboratoire se veut donc complémentaire à la théorie et à la mise en pratique lors des stages. Il vise à améliorer la prise en charge en confrontant les étudiants à des actions qui se rapprochent le plus possible de la réalité. Outre les techniques de soins proprement dites, cette mise en situation permet également de travailler le langage verbal et non verbal auquel les patients sont particulièrement sensibles.



Commentaires - 1 message
  • penser à définir une stratégie de bonne pratiques cliniques pour les soins de santé primaire serait en complément théorique.

    mondag jeudi 7 mai 2015 08:49

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