Un nouveau bureau pour accueillir les primo-arrivants

Un nouveau bureau pour accueillir les primo-arrivants

Les migrants qui arrivent pour la première fois en Belgique pourront bientôt s’adresser à un bureau centralisé à Bruxelles. Le but : prodiguer des informations utiles à leur intégration.

« A l’heure actuelle, tous les projets mis en place sont de petites initiatives financées par la Cohésion sociale et chacun travaille selon sa propre méthode. Ce nouveau bureau aura l’avantage de centraliser, développer et unifier les méthodes, dans l’accueil des primo-arrivants », explique Malou Gay, la co-directrice du CIRE (Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers). Actuellement, les primo-arrivants, c’est-à-dire les migrants qui arrivent pour la première fois sur le sol belge, ne sont pas informés systématiquement des aides existantes. Certaines communes les renseignent lors de leur inscription ou cela se fait du bouche-à-oreille.

Aides multiples

Le nouveau bureau constituera donc un lieu d’accueil identifiable, un point de repère pour les primo-arrivants, qui souhaitent suivre des cours de langue, de citoyenneté (fonctionnement de la société belge), entamer une formation professionnelle, recevoir de l’aide pour trouver un logement ou connaître les services spécialisés où s’adresser. Ils pourront aussi signer une convention d’accompagnement, pour les guider dans leur parcours. Selon Bruno Gilain, Directeur de l’Asbl Convivial, qui souhaite prendre part au projet, le premier objectif de ce bureau sera de faire un état des lieux de la situation afin d’évaluer si tout se passe correctement sur le terrain concernant des enjeux aussi fondamentaux que l’accès au logement, à l’école pour les enfants, aux soins de santé.

Positif, mais sous-financé ?

Les 3 points positifs du projet sont :

- Le focus sur l’importance de l’accompagnement des personnes
- Le soutien dans leur démarche d’intégration
- Le respect de cette démarche : le parcours n’est pas obligatoire et cela attire beaucoup de migrants qui en donnent une évaluation très positive

Pour atteindre ces objectifs, un budget de 1 500 000 euros a été dégagé. « C’est une initiative positive, mais les moyens budgétaires risquent d’être insuffisants, surtout si on les compare à ceux octroyés en Flandre. Car si l’on veut favoriser l’intégration des personnes, il faut évidemment que les moyens suivent. Si l’on prend l’exemple des cours de français, il est clair qu’il n’y en a pas assez pour faire face à la demande », estime la co-directrice du CIRE.

4 Asbl en lice

Le futur bureau sera géré par une association active dans l’accueil des migrants. Quatre candidats sont en lice pour obtenir la gestion de ce projet. Il s’agit de Together, à Forest, une émanation de l’Asbl Convivial reconnue pour son action dans l’insertion des réfugiés depuis 20 ans. Les autres associations sont Bapa et Horizon Sud, sur Bruxelles, et Via, active à Schaerbeek. La lauréate à laquelle sera confié le projet sera connue après les vacances.

D’autres bureaux ?

« Pour l’instant, ce projet sera concentré sur une commune. Nous étions favorables à la création de plusieurs implantations en Région bruxelloise, à l’instar de ce qui se fait en Wallonie, mais cette option n’a pas été retenue. Il faut savoir que Bruxelles accueille beaucoup plus de migrants que la Wallonie et que même si le territoire est plus petit, trois ou quatre bureaux seraient nécessaires. Mais évidemment, l’on retombe sur les questions budgétaires », conclut Malou Gay.

Sandra Evrard

Lire aussi : Intégration des immigrés, les forces et les faiblesses de la Belgique



Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

Pour votre facilité, ce site utilise les cookies conformément à nos conditions générales.