Un nouveau service d’urgence pour "bébés parqués" à Charleroi

Un nouveau service d'urgence pour

Financé par le ministre de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane, un centre d’accueil d’urgence (CAU) pour « bébés parqués » a ouvert ses portes, à la Cité de l’Enfance. La structure, qui fait partie de l’ISPPC (Intercommunale de Santé Publique du Pays de Charleroi) va donc recevoir des enfants abandonnés ou placés par la justice.

Le ministre l’avait promis : plus de budget pour l’Aide à la jeunesse, notamment pour la création de Centres d’accueil d’urgence (CAU) et les structures spécialisées de prise en charge et de protection des jeunes enfants. Il semble que pour Charleroi, ce soit chose faite. En effet, grâce aux nouveaux agréments octroyés en janvier 2017, l’ISPCC a pu créer de nouvelles places et un CAU flambant neuf, prenant en charge les enfants de 0 à 6 ans, vient de voir le jour.

Le service d’accueil d’urgence est déjà complet

De nos jours, les places en centre d’accueil pour les jeunes enfants sont très rares. La majorité des centres d’accueil reçoivent des adolescents et ne sont pas adaptés aux enfants en bas âge. Ainsi dès l’ouverture, le service d’accueil d’urgence est déjà complet. Bernard Dewiest, directeur de la Cité de l’Enfance (ISPCC), explique à La Libre :"Dès le premier jour, notre centre affichera complet. Neuf demandes nous sont parvenues. Quatre de la région de Charleroi, deux de Mons et trois autres d’hôpitaux namurois où ont été placés des petits dont les familles sont installées ici."

Des structures non adaptées

Les « bébés parqués » sont des enfants qui ont été, pour diverses raisons, écartés de leur famille. Par mesure de protection et par manque de place, ils se retrouvent alors placés par les juges de la jeunesse en milieu hospitalier. Ce service d’accueil d’urgence permet de soulager les équipes soignantes de missions qui ne rentrent pas dans leur champ de compétence, puisqu’à l’hôpital, les équipes s’occupent d’enfants non malades. S’ils peuvent assurer une prise en charge temporaire des jeunes, ils ne sont en revanche pas équipés pour s’occuper d’eux à plus long terme.

D’autres structures prévues

Le secteur de l’Aide à la jeunesse regorge de diverses structures aux compétences et missions variées. Le CAU à Charleroi est une première initiative. Il permettra de gérer les accueils de crise, mais les séjours seront limités à 40 jours. Le jeune retournera alors soit dans sa famille, soit il sera placé en famille d’accueil ou en institution. A ce dispositif viendra s’ajouter un Service d’accueil et d’aide éducative (SAAE), dont les prises en charge sont plus longues puisqu’elles peuvent aller jusqu’à un an, renouvelable.

Un manque criant de places

Le problème n’est pas nouveau. Actuellement encore, la Belgique manque cruellement de places d’accueil pour les enfants dits « parqués ». Chaque année, leur nombre serait de 150 en moyenne. Début 2016, suite à une question parlementaire de la députée Véronique Salvi, un Comité d’accompagnement s’est mis sur pied en vue d’aborder concrètement le problème. En octobre 2016, les ministres Alda Greoli et Rachid Madrane, respectivement en charge de la Petite enfance et de l’Aide à la Jeunesse ont donc débloqué des fonds pour faire face à cette problématique.

Une première initiative en Wallonie, qui n’a pas encore eu de penchant bruxellois…

La rédaction



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