Une crèche 24h/24 pour les enfants qui font l’objet d’un placement judiciaire

Une crèche 24h/24 pour les enfants qui font l'objet d'un placement judiciaire

A Charleroi, une crèche particulière, ouverte 24h/24h, va ouvrir ses portes pour les enfants qui font l’objet d’un placement judiciaire. Ces derniers finissent dans des hôpitaux à cause d’un manque de famille d’accueil et d’infrastructures. Explications grâce au journal Le Soir.

En Fédération Wallonie-Bruxelles, plusieurs centaines d’enfants âgés de moins de trois ans font l’objet de mesures de placement judiciaire tous les ans. Problème : le nombre de places et la capacité d’accueil d’urgence sont peu adaptés à la demande. Les services d’aide à la jeunesse et les magistrats sont donc parfois obligés de diriger vers des unités de soin pédiatriques ces enfants, bien que ces derniers ne nécessitent aucune hospitalisation. Ce fut le cas d’une septantaine d’enfants de moins de trois ans en 2012.

Priorité aux malades

Et les conditions de vie au sein d’un hôpital ne s’avèrent pas parfaites pour des enfants en bas-âge dont les séjours ont le risque de s’étendre sur 9 mois … « Au-delà des risques d’infection, il y a un manque de stimulation du développement moteur, parfois même une carence d’amour », explique la pédiatre Yanez Di Marcela Ruiz du Grand Hôpital de Charleroi (GHdC). « La priorité de nos équipes va bien sûr aux malades. », reprend le journal Le Soir.

En réponse à l’urgence, le projet innovant d’une crèche ouverte 24h/24

Le Centre coordonné de l’enfance (CCE) a ainsi agi en conséquence : une crèche d’urgence va ouvrir ses portes. Ouverte 24 heures sur 24, elle sera dotée d’une capacité d’accueil de six places. Bernard Vandenberg démontre dans le Soir qu’« il s’agit d’aménager une véritable maison familiale en lien avec un centre d’accueil de jour. Afin de donner aux enfants toutes les chances de s’épanouir dans un cadre affectif et social proche de celui d’un foyer, en attendant leur retour en famille ! » Une institution similaire existe déjà à Namur et les dispositions vont être prises afin qu’une autre soit instaurée près de Charleroi « dont le modèle puisse être démultiplié pour réduire les souffrances liées à un accueil mal adapté », souligne le délégué général aux droits de l’Enfance Bernard Devos, président du comité d’accompagnement.

La crèche en pleine élaboration

Une rencontre avec le premier substitut à la section jeunesse du parquet de Charleroi, Sandrine Vairon, permet au projet d’être concrétisé. La ville démontre rapidement son intérêt et la reprise d’une maison d’enfants en difficulté à Marchienne-au-Pont accélère sa mise en place de manière concrète. Un subside de la Loterie nationale de 75.000 euros pour les travaux visant à adapter les locaux et un don de 40.000 euros de Cap 48 dans le cadre de l’opération « Viva for Life » 2013 de Vivacité (RTBF) afin de financer le différentiel de coût salarial ont permis d’aider à l’élaboration de cette crèche 24h/24.

Une campagne d’appel aux dons

Pour boucler le budget d’aménagement, il faut disposer de 165.000 euros de fonds complémentaires. Une campagne d’appel à solidarité citoyenne débute, soutenue par les cinq « dames de cœur » qui « marrainent » cette action : les députées Véronique Salvi (CDH), Sophie Pécriaux (PS) et l’échevine Ornella Cencig (MR).



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