Une explosion des temps partiels depuis 10 ans en Belgique

Une explosion des temps partiels depuis 10 ans en Belgique

Les chiffres ne mentent pas : le nombre de travailleurs à temps partiel a bondi de 35% dans le secteur privé depuis 2004 selon une étude du Syndicat neutre pour indépendants. Les raisons s’avèrent multiples.

Qu’il s’agisse des employeurs ou des salariés, ils sont de plus en plus nombreux à se tourner vers le choix du temps partiel : depuis 2004, seulement 3% d’augmentation pour les temps pleins contre une augmentation de 35% pour les temps partiels. La présidente du SNI, Christine Mattheeuws, explique ces chiffres au quotidien Le Soir : « Beaucoup de PME subissent encore aujourd’hui la crise, qui tarde à s’estomper. Il y a une très grande prudence des employeurs pour engager de nouveaux collaborateurs, particulièrement à temps plein, et certains privilégient donc les contrats à temps partiel ».

Un choix des salariés

Mais cette augmentation des temps partiels n’est pas dû uniquement à la crise : les salariés y trouvent aussi leur compte. « Les employés sont de plus en plus demandeurs de ce type de contrats. Entre 25 et 40ans, on aime avoir un peu de temps pour soi et pour ses enfants » analyse Christine Mattheeuws. Comme elle l’explique au quotidien, il faut aussi prendre en compte les coûts liés au travail : « Faire garder les enfants, renouveler régulièrement sa garde-robe et les transports en commun sont des coûts à prendre en compte. » Travailler à temps partiel serait donc plus avantageux que de travailler à temps plein !

Les femmes, principales concernées

Le commerce, l’Horeca et le social, secteurs dits féminins, sont ceux qui comptent le plus de travailleurs à temps partiel. Aujourd’hui, les femmes sont plus de quatre travailleurs à temps partiel sur cinq.

Une normalisation progressive en Belgique

« Le temps partiel comme manière de travailler est vraiment entré dans les mœurs et il ne s’agit plus d’une voie sans retour. Les travailleurs demandent de plus en plus de flexibilité de la part de leur employeur. On aime pouvoir travailler à la carte. Par ailleurs, les carrières sont beaucoup moins linéaires qu’auparavant. On constate aussi une forte augmentation des carrières multiples, un travail d’indépendant cumulé avec un mi-temps par exemple ». démontre Christine Mattheeuws. Tous ces faits restent autant de facteurs qui ont permis la normalisation du temps-partiel en Belgique : certains pays, comme les Pays-Bas, sont déjà familiarisés avec cette tendance rapporte le groupe Manpower.



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