Une grève de 24 heures pour les gardiens de prison

Une grève de 24 heures pour les gardiens de prison

Depuis hier soir, une grève des agents pénitentiaires a lieu dans toutes les prisons belges : elle se poursuivra jusqu’à samedi matin.

Les grèves continuent. Une grève générale a été lancée pour accélérer les négociations entre le ministre de la Justice Koen Geens et les syndicats.

Une grève pour dénoncer divers problèmes

Les syndicats ont appelé à la grève pour pointer du doigt un manque de réponses du nouveau gouvernement sur certains sujets clefs. L’infrastructure pénitentiaire, les cadres des établissements, la surpopulation carcérale ou l’absence de relèves de certains contrats à durée indéterminée font partie des préoccupations des employés du milieu carcéral. Autre raison de ce mouvement : la SPF Justice ne respecterait pas le droit du travail, spécialement pour les heures prestées.

La totalité des gardiens absents dans certaines prisons

La grève est très bien suivie dans tout le pays. Serge De Prez, du syndicat CSC, explique que « Dans certaines prisons, 100 % des gardiens ont débrayé », rapporte Le Soir. Environ 9 gardiens sur 10 participent à l’effort de grève aujourd’hui, selon Franck Serlet, secrétaire permanent du VSOA-EPI (SLFP Etablissements pénitentiaires). La surveillance en charge est effectuée par la police mais toute sortie des détenus ou visite reste impossible pendant la grève. Selon David Deladrier, chef de zone à la police de Leuze Beloeil, le rôle des policiers n’est absolument pas d’aller en prison. Selon lui, "On ne nous laisse pas le choix, mais c’est tout à fait anormal. Alors, en prison, mes hommes se bornent à gérer la sécurité. Point. Ils n’ouvrent pas de porte, ils ne surveillent pas d’écran, ils ne distribuent ni les médicaments, ni les repas", rapporte le site de la RTBF.



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