Une lueur d'espoir pour l'inclusion scolaire

Une lueur d'espoir pour l'inclusion scolaire

Ce mercredi 31 mai, un décret a été déposé afin de prévoir la mise en place d’aménagements pour les élèves à besoins spécifiques dans l’enseignement ordinaire. Le but est de favoriser l’inclusion des enfants à besoins particuliers et de favoriser leur apprentissage.

La fédération Wallonie-Bruxelles est une mauvaise élève en matière d’inclusion scolaire. En effet, selon La Libre, le nombre d’enfants inscrits dans le spécialisé a augmenté de 27 % dans le maternel, de 14 % dans le primaire, et de 20 % dans le secondaire, en 10 ans. Cet aiguillage des enfants présentant des troubles de l’attention ou ayant des besoins spécifiques vers les structures spécialisées peut handicaper leur avenir scolaire. Une des raisons serait le manque d’écoles adaptées aux besoins de ces élèves, et donc à l’inclusion. Afin de pallier cette problématique, un décret a été déposé pour prévoir la mise en place d’aménagements pour les élèves à besoins spécifiques dans l’enseignement ordinaire, porté par Mathilde Vandorpe (CdH) et Isabelle Stommen (CdH).

Des enfants mal orientés

De par le manque de moyens dans les écoles ordinaires pour répondre à des besoins spécifiques, de plus en plus d’élèves sont contraints d’intégrer des enseignements spécialisés, qui ne répondent pas non plus à leur profil. Des élèves avec un handicap léger se retrouve dans une classe avec des enfants au handicap plus lourd, et dont l’accompagnement diffère grandement. Les enfants ont encore trop de difficultés pour faire reconnaitre leurs besoins.

Peu d’écoles ordinaires adaptées

Pourtant, divers aménagements peuvent être envisagés afin de rendre leur scolarité plus sereine. Les épreuves externes, par exemple, sont déjà adaptées afin d’en faciliter la lecture. Certaines écoles instaurent déjà de tels aménagements de manière proactive, comme l’utilisation de tablettes ou des cours imprimés et plus lisibles. Néanmoins, cela n’est pas le cas partout et de nombreux élèves voient leur parcours scolaire rendu difficile par cette absence d’aménagement.

Une proposition de formalisation des aménagements

La proposition de décret signée par Mathilde Vandorpe et Isabelle Stommen vise à rendre ces aménagements obligatoires tant qu’ils restent raisonnables et qu’ils se fondent sur un diagnostic médical attestant des besoins spécifiques de l’élève. Cette proposition souligne l’importance de la concertation des équipes éducatives sur la question des besoins spécifiques et vise à prévoir un suivi efficace des informations concernant les besoins de l’élève, afin que son parcours et celui de ses parents ne constitue plus un parcours du combattant.

La Rédaction

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