Une victoire en demi-teinte pour le non-marchand

Une victoire en demi-teinte pour le non-marchand

Suite à la manifestation du 28 avril dernier, à Namur, le secteur non-marchand a obtenu gain de cause : le gouvernement wallon, qui faisait blocage jusqu’à présent, à finalement débloqué un budget pour 2018, qui sera récurrent par la suite. Cependant, la somme est insuffisante pour le secteur. Par ailleurs, celui-ci reprendra la direction de la rue le 1er juin, contre le Fédéral cette fois, qui, selon lui, « cause, mais n’agit pas. »

Le non-marchand s’accroche. Après une première manifestation en novembre et une deuxième en mars, qui avaient vu le Fédéral et la Fédération Wallonie-Bruxelles entamer les négociations pour l’obtention des accords avec le secteur, il a néanmoins fallu une troisième action, ciblée à Namur. En effet, le gouvernement wallon faisait toujours blocage. Suite à la manifestation devant les cabinets de Maxime Prévôt et Eliane Tillieux, victoire : un budget est débloqué. Pour 2018 d’abord et récurrent ensuite. 10 millions d’euros seront donc alloués au secteur dès l’année prochaine. Bémol : la somme est estimée insuffisante pour les représentants syndicaux. Pas de réduction du temps de travail possible donc, alors que c’est une des revendications phares du secteur. Par ailleurs, ce dernier a prévu une nouvelle action début juin, à l’encontre du Fédéral cette fois car il estime que ce dernier traine à proposer un budget concret.

Un manque de budget

Les représentants invitent les travailleurs à manifester le 1er juin à Bruxelles à l’encontre du Fédéral car celui-ci traine à proposer un budget « digne de ce nom » au secteur. D’après le Setca non-marchand, « La concertation se résume aujourd’hui à une succession de groupes techniques, pilotés par les Cabinets De Block et Peeters, en dehors de toute perspective budgétaire permettant de conclure un accord social pluriannuel digne de ce nom ». Une opinion partagée par le représentant du syndicat socialiste flamand BBTK, Jan Piet Bauwens. Ce dernier explique à RTL « Nous voulons faire comprendre clairement au Premier ministre Charles Michel que de l’argent doit être mis sur la table. Nous sommes maintenant assis autour de la table, mais sans budget, il n’y a pas grand chose qui se passe. »

Les sommes proposées par la Wallonie insuffisantes

Par ailleurs, pour la CNE, les sommes débloquées par le gouvernement suite à l’ajustement de son budget sont insuffisantes pour couvrir les réductions de temps de travail avec embauche compensatoires, deux revendications clés pour le non-marchand. Dans un communiqué, le syndicat précise que si Le gouvernement wallon a fait un pas qui devrait permettre aux organisations syndicales de négocier avec les employeurs. Malheureusement le verre sera à moitié plein. Les sommes dégagées par le gouvernement sont de 10 millions en 2018, 20 en 2019, et 30 en 2020. Ces sommes ne sont pas suffisantes pour permettre aux 50.000 travailleurs des secteurs NM wallons privés et publics d’obtenir cette réduction du temps de travail. La moitié du chemin est parcourue. Ces sommes équivalent approximativement à un jour de congé en 2018, 2 en 2019 et 3 en 2020.

Le gouvernement ne permet donc pas de créer des centaines d’emplois, ne permet pas aux travailleuses à temps partiels qui bénéficient très souvent d’un salaire sous le seuil de pauvreté, d’augmenter leur pouvoir d’achat. Il se prive d’aller chercher au gouvernement fédéral les aides pour la réduction du temps de travail qui, elles aussi, auraient permis de créer de nombreux emplois.

Nous devrons nous tourner vers les employeurs pour compléter ces sommes si nous voulons arriver réellement à cette réduction du temps de travail.

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