Unia accusé de politisation et d’inefficacité

Unia accusé de politisation et d'inefficacité

Petite manifestation, ce mardi, devant le siège d’Unia, le centre interfédéral pour l’égalité des chances. Après le licenciement d’une employée, il est accusé, entre autres, de politisation et d’inefficacité.

À peine sorti de la tourmente médiatique du mois passé, Unia fait à nouveau la Une de l’actualité. Si les précédentes critiques, émanant principalement de la N-VA, soulignaient le manque de neutralité et d’objectivité du centre, les reproches émis ce mardi par une série de manifestants regroupés devant le siège d’Unia parlent de politisation, d’inefficacité et de manque de détermination.

Unia, une coquille vide ?

Les quelques manifestants qui ont décidé de s’insurger contre Unia ce mardi estiment également qu’il est devenu une "coquille vide". C’est-à-dire, un centre qui serait piloté par d’autres instances politiques et qui n’aurait plus d’autonomie propre. Ce qu’Unia dément formellement ; assurant agir de manière tout a fait indépendante.

Juriste licenciée

Pour bien comprendre les raisons de ces accusations, il faut revenir quelques jours en arrière. Au cours du mois de mars, une juriste travaillant pour Unia, Rachida Lamrabet, s’est exprimée dans une interview accordée au magazine flamand Knack. Elle a tenu des propos litigieux au sujet de l’interdiction de la Burqua. Bien qu’opposée au port du voile intégral, R. Lamrabet a estimé qu’il fallait laisser le choix aux femmes et que "l’interdiction de la Burqua constitue une infraction grave pour la liberté des femmes".

Un avis qui a fait bondir Zuhal Demir, la nouvelle secrétaire d’Etat en charge, notamment, de l’égalité des chances. Elle a immédiatement interpellé Unia pour qu’il prenne ses distances avec les paroles de son employée. Après s’être défendu en affirmant que la juriste s’est exprimée en son propre nom, le centre a finalement décidé de mettre fin à sa collaboration avec Rachida Lamrabet.

Décision commanditée ?

La secrétaire d’Etat a précisément insisté sur le fait qu’elle n’y est pour rien dans le licenciement de la juriste. "Je n’ai jamais demandé la démission de Rachida Lamrabet, ni publiquement, ni dans ma conversation vendredi dernier avec les directeurs d’Unia sur le fonctionnement et le problème de perception d’Unia. C’est la direction elle-même qui a pris la décision, car le conseil d’administration n’a pas été informé ou consulté dans cette affaire", a précisé la ministre à la RTBF. Ce que les quelques manifestants qui se sont réunis aujourd’hui n’ont pas l’air de croire ; accusant le centre interfédéral d’être politisé et d’avoir pris une décision commanditée par la N-VA.

La rédaction



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