Vers une société précarisée ?
La section de Bruxelles de la Ligue des droits de l’Homme s’inquiète du nouveau programme du gouvernement.
Nulle part, il n’est fait mention du principe de l’individualisation des droits, qu’elle a, à différentes reprises, défendu.
La volonté de vouloir ajouter dans la recherche d’emploi ou de formation, avec la mission d’information et de conseil, une fonction de contrôle et d’exclusion, fait craindre une augmentation des sanctions, alors que les offres d’emploi ne pourraient donner du travail à tous.
Selon la section, l’exclusion des droits et des revenus ne permettent plus à la personne de participer à la vie en société. Hors, cette participation est un des droits fondamentaux, et ne se limite pas seulement à l’emploi.
De plus, un grand nombre de personnes ne disposent que d’une très faible rémunération, notamment ceux dont les allocations ont été activées, ce qui les empêche d’occuper une juste place dans la société.
La section bruxelloise de la Ligue des droits de l’Homme s’inquiète donc du risque de mise en place d’un mécanisme supplémentaire visant l’augmentation, directe ou non, du nombre de situations précaires, des exclus et de pauvres.
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