Violences conjugales : l'accueil renforcé en Wallonie

Violences conjugales : l'accueil renforcé en Wallonie

À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes, un 2e état des lieux de l’ampleur du problème en Wallonie indique une augmentation de ces violences.

Maxime Prévot, ministre wallon de l’Action sociale et de l’Egalité des chances, tient à exprimer son inquiétude face à ce constat et à rappeler que des mesures ont été prises pour renforcer l’accueil des femmes victimes de violence conjugale dès ce 1er janvier 2017. Autre initiative récente dans le domaine : la dernière campagne de sensibilisation intitulée "Le Journal de Marie".

Premier état des lieux

Un 1er état des lieux avait été réalisé en février dernier dans le cadre du Plan intra-francophone 2015-2019 de lutte contre les violences sexistes et intrafamiliales, porté par le ministre Maxime Prévot, la Fédération Wallonie-Bruxelles et la COCOF. Le ministre a demandé des mises à jour régulières afin de mesurer l’efficacité des actions en matière de lutte contre les violences.

Nouvelles places d’accueil

Ce 24 novembre, un second état des lieux, réalisé par l’IWEPS en collaboration avec le Service public de Wallonie (SPW), dessine une tendance à la hausse des faits de violence. Si cette hausse interpelle, elle conforte la volonté du ministre Prévot de poursuivre sa politique en matière d’accueil des femmes victimes de violence conjugale : dès le 1er janvier 2017, un budget de 165.000 € sera dégagé afin de subventionner 40 places additionnelles aux 699 places actuellement disponibles au sein des maisons d’accueil spécialisées. De cette manière, le nombre de maisons d’accueil spécialisées passera de 15 à au moins 18, dès 2017. A terme, l’objectif est d’étendre ce réseau à 24 au prorata de la population des 5 provinces wallonnes.

Pour Maxime Prévot, les chiffres de ce 2e état des lieux doivent nous interpeller : « Ce baromètre donne la mesure d’un véritable enjeu de société qui doit mobiliser toute notre attention. Aucune tradition, aucune religion, aucune culture ne peut justifier un fait de violence à l’égard d’une femme. »



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