Wallonie-France s’accordent sur l'accueil des personnes handicapées

Wallonie-France s'accordent sur l'accueil des personnes handicapées

Un accord-cadre relatif à l’accueil et l’hébergement des personnes handicapées françaises en Wallonie a été signé lundi par la France et la Wallonie.

Le ministre wallon de la Santé et de l’action sociale en charge des personnes handicapées, Maxime Prévot, et la secrétaire d’Etat française en charge des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion, Ségolène Neuville, se positionnent ainsi pour garantir une qualité optimalisée des institutions wallonnes spécialisées.

De nombreux Français handicapés en Belgique

Suite à un manque de place et de moyens mis en œuvre en France, de nombreuses personnes handicapées françaises séjournent dans des institutions spécialisées belges. Aujourd’hui, plus de 6.000 Français handicapés vivent dans 140 structures médico-sociales en Wallonie. Fondées et gérées par le secteur privé (associatif et commercial), ces institutions sont parfois occupées en totalité par des personnes d’origine française. Le financement de cet accueil n’est pas alors pris en charge par la Wallonie.

"Le scandale des handicapés"

Au début de cette année, une polémique avait eu lieu sur l’accueil des personnes handicapées françaises en Belgique. Le journal français Libération avait même qualifié ce fait du "scandale des handicapés". Certaines institutions belges ne respecteraient pas les conditions de vie décrites dans les brochures. L’accord-cadre relatif à l’accueil et l’hébergement des personnes handicapées françaises, signé ce lundi, a pour objectif la réalisation de trois points : rendre uniforme et conforme les conventions d’établissements, fixer des normes qualitatives ainsi que réaliser un recensement des personnes handicapées d’origine française présentes dans les établissements wallons.

Augmenter les standards de qualité

Maxime Prévot explique que "La base de la convention conjointe est de garantir et d’augmenter les standards de qualité dans les établissements d’accueil", rapporte le quotidien La Libre. Dès 2015, des inspections franco-belges auront lieu dans les institutions wallonnes occupées par des Français. Ces inspecteurs, travaillant au sein de l’AWIPH et de l’Agence régionale Santé du Nord-Pas-de-Calais, effectueraient des visites régulières afin de s’assurer que toutes les normes soient bien respectées.

Stabiliser le flux de ressortissants français

Un recensement des personnes handicapées françaises vivant dans les institutions wallonnes aurait également lieu : son objectif serait d’éviter les orientations en Belgique par contrainte. Le but de cet accord est également de stabiliser le flux de Français accueillis en Wallonie puis de le faire diminuer. 490.000 places pour les personnes handicapées sont aujourd’hui disponibles en France : en 2008, un plan d’augmentation a été lancé afin de créer de 3.500 à 4.000 places par an, complété par 2.700 autres places dans le cadre d’un plan "autisme". Mais le nombre de personnes présentes au sein des institutions wallonnes n’a pas pour autant diminué. Ségolène Neuville explique qu’ "Il ne sera jamais question d’interdire à une famille de choisir de placer son malade en dehors du territoire. Mais nous sommes à un tournant : nous voulons stabiliser le flux actuel puis le diminuer en poursuivant la création de 3500 à 4000 places par an, tous établissements et tous handicaps confondus.", rapporte le journal Le Soir.

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