Le co-accueil, une future « tendance » ?

Le co-accueil, une future ''tendance'' ?

A Mont-sur-Marchienne, une nouvelle « structure » pour l’accueil des enfants en bas âge vient de voir le jour. Sa particularité ? Assuré par deux co-accueillantes, l’accueil se réalise dans une maison mise à leur disposition par une société de logements sociaux.

Le secteur de la Petite Enfance a fait et fera encore l’objet, d’ici à la fin de l’années, de nouvelles mesures, comme l’avait expliqué la ministre en charge, Alda Greoli. Parmi les priorités à l’agenda de la ministre, celle de la reconnaissance du statut d’accueillante d’enfants encadrées, à laquelle elle travaille et espère avoir du concret le plus rapidement possible. En attendant, à Mont-sur-Marchienne, une nouvelle collaboration vient de voir le jour, entre deux accueillantes et la société de logements sociaux La Sambrienne. « Chez Maya et Nanou », une structure de co-accueil, a été inaugurée. La spécificité est que l’accueil a lieu dans une maison mise à leur disposition par La Sambrienne.

Un partenariat

Pour que ce projet ait pu voir le jour, la société de logements sociaux La Sambirenne a mis à disposition des deux accueillantes – Marie et Céline – une maison dans laquelle elles peuvent accueillir les enfants en bas âge. Mohamed Fekrioui, l’échevin de la Petite Enfance, explique à l’Avenir que « Certaines d’entre elles (les accueillantes NDLR) , tout en étant agréées, font le choix de ne pas exercer l’accueil chez elles ou sont dans l’incapacité d’accueillir chez elles des enfants. Par exemple parce qu’il s’agit d’un appartement trop exigu, ou que les travaux à réaliser pour une mise en conformité sont trop importants. »

Du win-win

Du côté de la Sambrienne, la situation est entièrement positive. Pour le directeur, Fabrice Jacqmin, ce type de collaboration est du win-win : tout en rendant service à la communauté, des logements qui auraient au départ été mis en vente sans rénovation, sont désormais entièrement équipés pour leur usage par les accueillantes, selon les normes de l’ONE. La Ville verse un loyer à La Sambrienne, à hauteur de 600 à 700 euros. «  Pour nous aussi, c’est une bonne opération », explique le directeur à l’Avenir. « Il s’agit de maisons dont la rénovation pour y créer des logements engendrerait un coût trop important et qui, en général, seraient mises en vente. Avec le co-accueil, elles sont parfaitement rénovées et équipées (NDLR : sur fonds propres) pour l’accueil des tout-petits, dans le respect des normes de l’ONE. Ce qui nous permet de les garder dans notre patrimoine. »

Des normes scrupuleusement respectées

Les structures de co-acceuil doivent répondre à des normes bien précises, mises en place par l’ONE. Ainsi, en plus de leur agrément en tant qu’accueillantes, Marie et Céline doivent accueillir les plus petits dans un environnement spécifique et ne peuvent, à deux, prendre en charge plus de 10 enfants. Pour l’échevin de la Petite Enfance, ce nouveau type de collaboration – déjà mis en place une première fois avec succès à Gosselies – aide à pallier le manque de crèches. « C’est une façon de répondre à une demande forte dans un secteur où nous n’avons pas de crèche », précise Mohamed Fekrioui à l’Avenir. « Sans cela, elles (les accueillantes NDLR) n’auraient pu obtenir cet emploi. Mais comme toute accueillante reconnue, elles doivent répondre à toutes les autres obligations liées à leur fonction. »

La rédaction

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