Sage-femme : le guide pratique du métier

Sage-femme : le guide pratique du métier

Quel est le rôle de la sage-femme ? Quelles sont les qualités nécessaires pour exercer ce métier ? Existe-t-il des formations spécifiques ?

La sage-femme, c’est un peu l’accompagnatrice de la future maman. Une sorte de grande sœur professionnelle prodiguant soins et conseils durant la grossesse, l’accouchement et après. « La sage-femme est une professionnelle de santé spécialiste de la maternité physiologique », peut-on lire sur le site de l’Union professionnelle des sages-femmes belges (UpSfb). Nous avons voulu en savoir plus !

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Le suivi de grossesse : un lien privilégié

Sage-femme : un vocable qui nous renvoie un peu aux siècles derniers ! Et pourtant, cette professionnelle du secteur de la naissance joue un rôle-clé durant la grossesse et l’engouement récent pour les accouchements dits « naturels », en font une interlocutrice privilégiée. Le premier contact d’une patiente avec la sage-femme se fait généralement lors de l’inscription à un cours de préparation à la naissance. Elle peut répondre à une série de questions d’ordre psychologique et physiologique. Une source d’informations privilégiée, surtout lorsqu’il s’agit d’un premier bébé ! Si ce n’est déjà fait, elle conseille la future maman au niveau nutritionnel et sur son hygiène de vie en général. Elle peut prescrire des examens complémentaires, de même que certains médicaments et accompagner une grossesse à risques.

Un rôle-clé avant, pendant, après

La sage-femme est aussi disponible pour des consultations pré-natales afin de prescrire les examens gynécologiques à accomplir (frottis vaginal, prise de sang), elle épaule les femmes (parfois les couples) dans leur préparation à l’accouchement et durant la phase de travail. Elle réalise les accouchements physiologiques (sans complications), réalise l’épisiotomie et la suture, si nécessaire. Et, bien entendu, elle donne les premiers soins au nouveau-né !

Post-partum

Une fois rentrée à la maison, la jeune maman peut aussi faire appel à elle pour ses conseils en matière d’allaitement, pour des petits problèmes classiques du post-partum (constipation, retirer les fils lors d’une césarienne), pour pratiquer la gymnastique post-natale, le suivi médical de la mère et de l’enfant (ex : jaunisse du nourrisson), en vue d’assurer une santé optimale à ce nouveau duo.

Où exercer le métier ?

La majorité des sages-femmes exerce en milieu hospitalier. Mais on les trouve aussi en maison de naissance (gîtes intra-hospitaliers) ou dans des centres PMA (procréation médicalement assistée). D’autres opteront pour le statut d’indépendante, afin de travailler en cabinet ou chez leurs patientes. Même si leur nombre exact est difficile à établir, l’Union professionnelle des sages-femmes belges cite le chiffre de 9522 sages-femmes inscrites en Belgique en 2013 (source : SPF Santé publique).

La femme de tous les instants

Il s’agit d’un métier qui nécessite une très grande disponibilité. Un bébé ne choisit pas toujours des heures décentes pour naître et la sage-femme qui s’est engagée à suivre une patiente durant l’accouchement, risque fort d’être réveillée régulièrement en milieu de nuit ou durant les week-ends, pour partir d’urgence à la maternité. Ses conseils et son sang-froid seront alors très utiles lors de ces moments un peu paniquants pour les parents !

Un métier polyvalent

Pour exercer ce métier, il faut donc des compétences au niveau humain (patience, empathie, sens de l’écoute), tout en étant capable d’effectuer des actes techniques. Les sages-femmes ont généralement une approche holistique et doivent faire preuve de polyvalence, puisqu’elles remplissent finalement à la fois un rôle technique et psycho-affectif. Certaines sages-femmes choisissent également de se spécialiser (accouchement à domicile, dans l’eau, acupuncture, aromathérapie, haptonomie, portage bébé, yoga prénatal, etc.).

Où se former ?

Il existe 9 écoles francophones (3 à Bruxelles, 1 à Gilly, 2 à Liège, 1 à Mons, 2 à Namur) formant au métier de sage-femme, après un cursus supérieur de type court (Bac +4). La formation possède un tronc commun de deux ans avec les infirmiers. Ce n’est finalement que depuis 2008 que le bac sage-femme est disponible.

Une fois le diplôme en poche, la future sage-femme doit encore accomplir certaines formalités avant de pouvoir exercer son métier :

Introduire une demande de visa pour les nouvelles diplômées sages-femmes auprès du SPF santé publique. A partir du 1er juillet, le visa pourra être demandé via un formulaire électronique.

Demander un numéro d’identification à l’INAMI.

Les sages-femmes ont l’obligation de suivre des formations permanentes (75 heures sur cinq ans).

Une rémunération variable

Côté rémunération, les sages-femmes conventionnées qui exercent comme indépendantes sont payées à différents tarifs, en fonction des prestations (une nomenclature est disponible). Les soins prénataux sont par exemple facturés 36,22 euros de l’heure. A titre indicatif : le salaire moyen net sera de 1400 euros en débutant et de 2000 euros net après 20 ans de carrière, pour les pratiques en milieu hospitalier.

Plus d’infos :
- www.sage-femme.be
- www.maisondelanaissance.be
- www.belgianmidwivesassociation.be



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