Naître à Binche sera-t-il à nouveau possible ?

Naître à Binche sera-t-il à nouveau possible ?

Mardi gras, carnaval, Gille... Des termes bien connus à Binche. Ce qui l’est moins, c’est le fait que, depuis au moins 40 ans, il n’est plus possible d’accoucher sur le territoire. Le récent projet d’installer une maison de naissance au cœur de la ville va peut-être changer la donne.

L’idée, émise en juillet dernier, de créer une maison de naissance dans la cité du Gille prend ce mardi tout son sens. Depuis la fermeture de la maternité de Binche dans les années 80, il n’est plus possible de mettre un enfant au monde sur le territoire. D’où la volonté du bourgmestre d’offrir enfin un lieu approprié pour accoucher "plus près de chez soi". Le projet de la maison de naissance, qui devrait voir le jour au sein de la polyclinique CHU Trivoli et soutenu par la mutualité Solidaris, est encore à l’étude.

Le dossier suit son cours

D’abord surprise par la proposition de Laurent Devin, bourgmestre de Binche, la direction de l’hôpital Trivoli a ensuite validé le projet. Ce dernier a établi un plan financier, ainsi qu’un plan d’aménagement au sein de sa polyclinique. Des visites de plusieurs maisons de naissance à Bruxelles et en Wallonie ont également été effectuées. Mais le plus important pour pouvoir ouvrir ce type de service est d’avoir un départ d’ambulances publiques depuis la commune où la maison est implantée. "Ce sera le cas en 2018. Le Conseil de la Zone de Secours Hainaut-Centre a prévu dans son plan d’investissement un départ d’ambulance depuis le centre de secours de Binche", indique le bourgmestre à L’Avenir. Condition sine qua non en cas de complications ; les sages-femmes doivent pouvoir assurer le transfert des futures mamans vers un hôpital.

Maison de naissance, quesaco ?

"Une maternité, c’est comme un hôpital, c’est un environnement médicalisé. Une maison de naissance, c’est comme si vous accouchiez chez vous. C’est plus intime. C’est quelque chose de très développé en Angleterre, aux Pays-Bas ou en Allemagne", explique Laurent Devin. L’accouchement se pratique "au naturel", ce qui veut dire : pas de déclenchement, pas d’accélération du travail, pas de césarienne et surtout, pas de péridurale... Les mamans ne peuvent y rester que 24h et les soins post-accouchement sont ensuite assurés à domicile.

Naître... et mourir à Binche

Le projet d’ouverture d’une maison de naissance à Binche devrait réjouir de nombreux habitants selon le bourgmestre : "Il y a un grand attachement à la ville et à son folklore. Nous voulons donner la possibilité aux Binchois de naître à Binche, de vivre à Binche et de mourir à Binche. C’est pourquoi nous avons un autre grand dossier qui est la construction d’une nouvelle maison de repos." Cette dernière disposera de plus de 200 lits et des soins spécifiques à la maladie d’Alzheimer y seront prodigués.

La rédaction



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