Pas d'actualisation du cadastre de la kinésithérapie avant fin 2016

Pas d'actualisation du cadastre de la kinésithérapie avant fin 2016

Les professionnels de la kinésithérapie réclament une actualisation du cadastre les concernant depuis plusieurs années. Ils devront cependant prendre leur mal en patience car l’actuelle ministre de la Santé, Maggie De Block, donne la priorité aux médecins et aux dentistes.

Maggie De Block (Open Vld), la ministre fédérale des Affaires sociales et de la Santé, déclarait en début de législature vouloir établir un cadastre pour toutes les professions relatives aux soins de santé.

Le cadastre actuel des kinés est obsolète

L’espoir était donc grand pour l’UKFGB, l’Union des Kinésithérapeutes Francophones et Germanophones de Belgique, de voir enfin l’actuel cadastre des kinés mis à jour. Mais, il leur faudra patienter encore au moins deux ans.

Pourtant, leur demande ne date pas d’hier. L’association UKGFB, active dans la défense professionnelle des kinésithérapeutes, réclame ce cadastre amélioré depuis 2011. « Tel cadastre permettrait de connaître le nombre exact de kinés par densités régionales et, dès lors, d’informer sur les endroits en Belgique où il manque de kinésithérapeutes par rapport au nombre d’habitants. En outre, un cadastre actualisé permettrait de savoir ce que les kinés couvrent comme surface habitable en Belgique », explique, Yves Ralet, secrétaire général de l’UKFGB.

Les kinés passeront après les médecins et les dentistes

Du côté de l’Inami, l’Institut national d’Assurance Maladie-invalidité, et du cabinet de madame De Block, on indique, qu’à l’heure actuelle, aucun cadastre des kinésithérapeutes n’est en cours. « Outre celui des médecins, dans un premier temps, nous focaliserons nos moyens sur un cadastre des dentistes », fait part l’Inami.

Le cabinet De Block précise quant à lui qu’un cadastre amélioré périodique pour la profession est prévu, mais pas dans l’immédiat. « Ce cadastre amélioré périodique devrait permettre d’avoir des données remises à jour périodiquement. Mais cette année et le premier semestre 2016, toutes les ressources de la cellule de planification sont allouées aux médecins et aux dentistes », souligne Tijs Ruysschaert, attaché de presse de madame De Block

À politique inchangée, la ministre de la Santé ne travaillera donc pas sur les kinés avant fin 2016.

« L’Inami n’a qu’à pousser sur un bouton pour l’activer ! »

Ces deux années d’attente ne manquent pas d’interpeller Yves Ralet, qui défend la profession depuis 40 ans : « Pourquoi tout ce temps est-il nécessaire pour mettre en route un cadastre alors que l’Inami n’a qu’à pousser sur un bouton pour l’activer... ? »

Et d’ajouter que, selon lui, l’Inami dispose - via les attestations de soins et les coordonnées des cabinets de kinésithérapie en activité - de toutes les informations nécessaires pour sortir dès aujourd’hui un tel cadastre.

Reste qu’actualiser sans trop tarder le cadastre de la kinésithérapie aurait l’avantage d’offrir une vision plus approfondie du secteur. Chose qui permettrait de réguler une situation pour le moins paradoxale sur le marché de l’emploi, à savoir que l’avenir professionnel des futurs kinésithérapeutes est perçu comme bouché alors que les formations en kinésithérapie figurent toujours sur les listes des métiers en pénurie.

Delphine Hotua



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