Etre bénévole... Une vocation ?

Etre bénévole... Une vocation ?

Devenir bénévole à la sortie des études peut constituer un pied à l’étrier dans la recherche d’un emploi. A 40 ans ou à 65 ans, la démarche est autre. Néanmoins quel que soit le cas de figure, il s’agit d’une aventure riche en expériences.

Psychologue de formation, employée depuis plus de 15 ans dans différentes institutions, j’ai pris la décision, il y a plus d’un an, de m’engager comme bénévole auprès d’une jeune A.S.B.L. C’est un tout nouvel univers qui s’offre à moi, avec ses lois, ses règles et aussi un certain manque de clarté. Très enthousiaste par rapport au projet de l’A.S.B.L. mais aussi interrogative quant à ce nouveau statut ; de ma place d’employée confirmée, je deviens bénévole novice.

Pourquoi devient-on bénévole ?

Loin de moi l’envie de donner une liste exhaustive des motivations à l’origine de ce geste mais l’on peut bien imaginer qu’à la sortie des études supérieures, rejoindre une A.S.B.L. comme bénévole permet de se créer une expérience, de côtoyer des personnes plus formées dans le secteur et d’enrichir son curriculum vitae. A bientôt 40 ans, c’est, pour ma part, poussée par l’envie d’apporter ma pierre à l’édifice, de permettre à une petite A.S.B.L. de voir le jour, de lui donner de mon temps et de mon expérience. A l’âge de la pension, la démarche revêt très certainement d’autres motivations. Néanmoins, quel que soit le moment, c’est très probablement l’envie de poser un geste citoyen qui vient donner l’impulsion.

En tant que bénévole, faut-il prendre une assurance ?

Très vite cette question s’est imposée à moi. Le conseil d’administration de l’A.S.B.L., pour laquelle je suis bénévole, s’est très vite chargé de répondre à cette interrogation. Il se devait de souscrire une assurance Responsabilité Civile visant à couvrir les risques liés au volontariat. Cette assurance couvre les fautes qui pourraient être commises par les volontaires et qui entraineraient des dommages à des tiers.

Vers l’harmonisation des défraiements

Le bénévolat implique d’effectuer un travail déterminé sans contrepartie financière. S’engager dans cette perspective définit les règles dès le départ. Si le bénévole n’est pas dans l’expectative de recevoir un salaire pour le travail fourni, il peut néanmoins s’attendre à un remboursement des frais occasionnés par ce volontariat. Jusqu’à présent, la législation n’était pas claire à ce sujet. Certaines A.S.B.L. remboursent les déplacements en voiture, en transport public mais pas les déplacements à vélo. Grâce à la nouvelle législation, qui entrera en vigueur à l’automne, une règle unanime devra être suivie par l’ensemble du secteur. Cycliste dans l’âme, il m’est difficile d’accepter que mes déplacements ne soient pas remboursés alors que mes collègues bénévoles se voient rembourser leurs déplacements en voiture. Bientôt ce sera de l’histoire ancienne !

Le secret professionnel

Au centre des préoccupations actuelles tant de ma profession que de celles de mes collègues assistants sociaux, à quelle sauce ce fameux secret allait-il être mangé en tant que volontaire ? Pour ma part, la question a très vite trouvé une réponse car je me suis référée au cadre déontologique de ma profession, à savoir le code de déontologie des psychologues, mais qu’en était-il pour les autres bénévoles au sein de l’A.S.B.L ? Le projet de loi réformant le statut des volontaires apporte des clarifications sur cette question. Dorénavant, ce sera l’organisation qui fait appel aux volontaires qui devra préciser si le secret professionnel est d’application ou non. La porte à de grands débats institutionnels sur cette question est donc ouverte !

VB, psychologue clinicienne

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