Handicap : plus accessible, la Belgique ?

Handicap : plus accessible, la Belgique ?

Ce lundi 9 octobre est la journée mondiale du handicap. De quoi faire le point pour la Belgique, qui n’est pas vraiment pionnière en la matière. Tant dans le domaine public qu’au travail s’il y a des initiatives, le pays reste cependant à la traine.

Ce lundi 9 octobre a lieu la journée mondiale du handicap. L’occasion pour la Belgique de faire un bilan, elle qui a été condamnée par la Commission européenne en 2013 pour ne pas avoir respecté la Charte de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées. Le pays ne s’investit pas dans l’intégration sociales des personnes handicapées. Depuis, certaines initiatives ont vu le jour, notamment en matière d’inclusion scolaire et d’accès au travail, mais pour les personnes concernées, manquent cruellement de suivi. La crise politique de juin n’a rien arrangé.

Bruxelles

A la capitale, plusieurs chantiers ont été entamés. Ainsi, comme annoncé en 2016 par les ministres en charge, un budget de 145 millions a été débloqué pour le secteur. L’objectif : la création de places en centres de jour adaptés, l’inclusion des personnes sur leur lieu de travail, notamment grâce aux initiatives comme ID@work et l’ASBL DiversiCom, qui organise des Jobdays en vue de mettre en contact des personnes porteuses d’un handicap et les entreprises. Si le handicap mental reste malgré tout toujours un frein à l’embauche, les initiatives portent leurs fruits. Ainsi, le service Phare en Région bruxelloise recense une multiplication par 6 des personnes atteintes d’un handicap qui ont bénéficié d’un stage découverte en entreprise en 2016. De 17 personnes, on est passé à 99. Engager une personne handicapée permet également à l’entreprise de bénéficier d’une prime d’insertion. En l’espace de 2 ans, de 2014 à 2016, ces primes sont passées de 183 à 209.

En matière de politique d’handistreaming, rien ne semble en revanche se concrétiser. L’ASBL Inclusion interpellait d’ailleurs le gouvernement à ce sujet, l’enjoignant de l’appliquer malgré les changements au niveau politique, dûs à la crise.

Pour la scolarité, ça avance peu à peu. Certaines classes se sont notamment créées à la rentrée 2016, mais le chemin est encore long à parcourir.

Région wallonne

La Région wallonne est principalement concernée par la mise en place du plan autisme. Grande promesse au secteur par le ministre en charge à l’époque, Maxime Prévôt, les retours sont plus que mitigés. Entre manque de concret et manque de connaissance réelle de la problématique (en matière de dépistage, notamment), le secteur a réservé un accueil plutôt froid au ministre.

En matière d’accessibilité, en revanche, le gouvernement wallon a pris certaines mesures, comme la rénovation des infrastructures, la création de places pour les handicaps les plus lourds. Les mesures ont été recensées dans une charte accessibilité en juin dernier.

Fédération Wallonie-Bruxelles

En matière d’inclusion scolaire, à la Fédération Wallonie-Bruxelles, peu de choses avancent, ce qui a contraint plusieurs parents, avec l’appui de l’ASBL Inclusion, à porter plainte devant le « Comité européen des droits sociaux ». Ils reprochent à la Belgique de ne pas mettre en place suffisamment de mesures pour l’inclusion des enfants, mais également de délaisser un type de handicap. Le secteur plaide inlassablement pour une formation qualitative des enseignants face à ce type de prise en charge.

La rédaction



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