Les femmes enceintes licenciées n'ont plus droit au chômage

Les femmes enceintes licenciées n'ont plus droit au chômage

L’arrêté royal du 24 septembre qui modifie la réglementation des indemnités de licenciement à partir du 1er novembre 2013 aura un impact important sur les travailleurs en position vulnérable. Les femmes enceintes licenciées n’auront par exemple plus droit aux allocations de chômage avant 6 mois.

L’AR du 24 septembre 2013 stipule qu’à partir du 1er novembre 2013, toute prime supplémentaire payée en sus des indemnités de préavis légales équivaut à un salaire. « Il s’ensuit que les indemnités de licenciement ne seront plus cumulables avec une allocation de chômage », souligne le Parti du Travail Belge.

Pas de primes cumulables

L’organisation des femmes du PTB, Marianne, met l’accent sur les conséquences de cette mesure pour les femmes (femmes enceintes, femmes en congé d’allaitement, travailleurs en crédit temps etc.) :

«  Si elles peuvent prouver que, par exemple, une grossesse est la raison de leur licenciement, elles ont droit à des dommages et intérêts. C’est aux travailleuses-mêmes à obtenir cette compensation par la voie juridique, ce qui est loin d’être évident. Le nouvel AR stipule toutefois que la compensation obtenue n’est plus cumulable avec une allocation de chômage. »

Mesure "inacceptable"

Mariane déplore cette situation qui entrainera encore plus de femmes dans une situation de précarité financière. Cette mesure risque également de décourager les femmes à réagir face aux licenciements abusifs, étant donné que le travailleur lui-même doit prouver qu’il est dans son droit.

Les femmes ne sont pas les uniques victimes de l’AR. Les ouvriers et employés licenciés dans le cadre d’une lutte sociale ou d’un licenciement collectif ne toucheront pas non plus de chômage avant les 6 mois qui suivent leur licenciement.

Le PTB exige l’annulation de cet Arrêté royal.

Plus d’informations sur le site du PTB Ici



Commentaires - 6 messages
  • Honteux, effroyable, ... Nous perdons nos acquis sociaux petit à petit mais de plus en plus. J'ai même l'impression que l'on nous informe moins bien de façons à ce que nous ne puissions pas réagir. Le comble, c'est que le capitalisme nous a appris à être de plus en plus dépendants de l'argent... Je crois que je vais acheter un cochon, une chèvre et cultiver des patates ;-)

    Julietta jeudi 12 décembre 2013 10:18
  • t'as raison

    malilase jeudi 12 décembre 2013 10:53
  • A l'heure actuelle, grâce au gourvernement Di Rupo, c'est la classe moyenne qui paye l'entièreté de la crise. Tout est fait pour aider les assisités et rien est fait pour encourager les gens à travailler.
    Le pire dans l'histoire c'est que les gens ne se rendent pas compte de ce qui se passe et estiment que ce gouvernement dont Di rupo a fait du bon travail parce qu'il a tenu tête à Bart. Belle foutaise

    sarinaconiglio@hotmail.fr jeudi 12 décembre 2013 11:30
  • Lire sur un site comme le guide social que "tout est fait pour aider les -assistés-" cela fait peur ... même si je suis d'accord qu'il n'y a aucun moyen pour beaucoup trop de personnes de trouver un emploi décent, la réalité des personnes précarisées (peu importe le domaine de précarités) n'a rien d'enviable. En ce qui concerne l'article, je suis d'accord avec Julietta.

    Arinwalf jeudi 12 décembre 2013 12:09
  • "Tout est fait pour aider les assistés" Dois-je vous rappeler que la ville de Bruxelles accueille plus de cinquante milles sans-abris dans les sous-sols de la gare du midi? Ceux qu'on voit en surface ne sont qu'une infime partie d'entre eux!

    Atiké jeudi 12 décembre 2013 20:07
  • Je suis choqué mais bien sûre là les médias n'en parlent pas. C'est incroyable!

    dedecker jeudi 12 décembre 2013 23:11

Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

Pour votre facilité, ce site utilise les cookies conformément à nos conditions générales.