Les laissés pour compte : comment mieux rencontrer leurs besoins ?

Les laissés pour compte : comment mieux rencontrer leurs besoins ?

La semaine de la santé mentale prendra ses quartiers du 9 au 13 octobre en Wallonie. Cette année, la Semaine « Santé mentale dans la Cité », organisée par le Centre de Référence en Santé Mentale (CRéSaM) portera sur la thématique « Des « laissés pour compte » ? A la rencontre des personnes les plus fragilisées ».

Depuis des dizaines d’années, l’offre de soins en santé mentale se diversifie dans une volonté d’apporter une réponse à toute personne qui, à un moment de sa vie, rencontre des difficultés nécessitant un accompagnement. Lors de la semaine de la Santé mentale, qui aura lieu cette année du 9 au 13 octobre, la thématique principale sera les personnes les plus fragilisées. Organisateur du projet, le CRéSaM, le Centre de Référence en Santé Mentale en développe les enjeux et défis.

Un focus sur les plus fragilisés

Malgré les efforts fournis par les associations et les professionnels qui travaillent au quotidien dans la santé mentale, il reste des personnes qui ne trouvent pas de prise en charge adaptée à leur situation. Elles se retrouvent tantôt à la rue, tantôt dans des institutions qui ne répondent pas à leurs besoins… Certaines restent dans leur famille, souvent démunies et isolées. La semaine de la Santé mentale a justement pour but de se concentrer sur les diverses problématiques du secteur. « Au travers de la semaine de la santé mentale, notre objectif sera de mettre en lumière les difficultés rencontrées, d’identifier les failles dans l’organisation de l’offre de soins, de questionner les pratiques, mais aussi de repérer les initiatives porteuses pour qu’elles trouvent un écho auprès d’autres acteurs et de chercher ensemble des solutions », explique Christiane Bontemps, directrice du CRéSaM. 

Plusieurs axes

La thématique étant très vaste, le CRéSaM a choisi de l’aborder à partir de différentes situations de « laissés pour compte » : grande précarité, assuétudes, suivi des patients sous statut « interné », jeunes adultes (18-25 ans), double diagnostic et grand âge. En effet, les services, institutions ou associations confrontés à ces situations rencontrent d’énormes difficultés pour trouver des solutions adéquates, même s’ils font souvent preuve d’une grande créativité, qu’il s’agisse, par exemple, d’initiatives d’accueil à bas seuil, de dispositifs collectifs, d’initiatives en matière sociale, d’accompagnement à domicile ou de réseaux.

En pratique

Dans le cadre de cette troisième semaine de la Santé mentale, plusieurs activités sont organisées. Les lundi 9 et mardi 10 octobre, plusieurs institutions (SSM, hôpitaux, associations…) organiseront des activités en lien avec la thématique de cette année (portes-ouvertes, débats et rencontres diverses, projections de film, etc). Le jeudi 12 octobre, un colloque fera se rencontrer les acteurs du monde de la santé mentale, du domaine social, du logement, du handicap, de la justice, … « L’objectif du colloque sera de mieux comprendre la situation actuelle, à savoir comment il se fait que de nos jours et malgré toutes les réformes, il reste des personnes dans le besoin qui ne trouvent pas de solution adéquate. Mais il s’agira aussi de co-construire des pistes d’actions et de proposer ensemble des recommandations pour faire évoluer la situation ». Réunis en ateliers, les participants proposeront, en fin de journée, des pistes d’action et recommandations à destination de tout qui peut s’en saisir.

En marge de la thématique 2017, le CRéSaM relaie également plusieurs activités organisées à l’occasion de la journée mondiale de la santé mentale.

Programme complet et informations pratiques : www.cresam.be – 081/25.31.40



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