Un futur projet pilote en matière de soins de santé mentale dans les prisons ?

Un futur projet pilote en matière de soins de santé mentale dans les prisons ?

La ministre de la Santé, Maggie De Block, a annoncé vouloir lancer un projet pilote avant la fin de l’année en matière d’offre de soins de santé mentale, surtout concernant les assuétudes. Les projets pilotes, au nombre de 3, se dérouleront aux prisons d’Hasselt, Bruxelles et Liège.

Maggie De Block souhaite réformer l’offre de soins en santé mentale, particulièrement concernant les assuétudes. Lors d’un congrès sur la drogue à Gand, la ministre a expliqué son intention de lancer un projet pilote dans 3 prisons du territoire, Hasselt, Bruxelles et Liège. L’objectif est d’évaluer la situation, de proposer une offre en matière de soins plus appropriée à la population incarcérée en impliquant les différents acteurs locaux du secteur du bien-être dans la politique pénitentiaire.

Une consommation trop élevée

Pour la ministre, les détenus consomment trop de médicaments et de drogue. De plus, « L’offre en termes de soins de santé mentale en général et désintoxication en particulier est insuffisante ». En collaboration avec le ministre de la justice, Koen Geens, Maggie De Block souhaite donc élaborer un plan en matière d’offre de soins de santé mentale aux détenus.

Trois prisons et un secteur local

La ministre souhaite lancer, avant la fin de l’année, 1 projet pilote dans les prisons d’Hasselt, Bruxelles et Liège. La ministre souhaite également une implication maximale des acteurs locaux contribuant au bien-être, afin d’adapter l’offre au public cible. Grâce à cette collaboration, le trajet de revalidation des détenus devrait être amélioré.

La ministre a commandité une étude à la « Cellule générale de politique drogues » afin de déterminer les meilleures pratiques au niveau local.

Viser la réinsertion

En apportant les réponses aux questions de type « Qu’en est-il de l’accompagnement vers le marché du travail ? Quelles nouvelles interventions sont développées dans les prisons ? Quels types d’habitats sont ensuite disponibles ? » l’étude aura pour but de mettre en lumière le travail de terrain et les différentes collaborations pratiques entre les acteurs, afin de l’optimiser pour offrir aux détenus une réinsertion réussie. Les résultats sont attendus pour l’été 2018 et le gouvernement déterminera alors quelles sont les bonnes pratiques à appliquer en priorité.

La rédaction

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