Elections : les associations LGBT face aux partis politiques

Elections : les associations LGBT face aux partis politiques

Les associations de défense des droits LGBT (lesbien, gay, bisexuel et transgenre) ont retrouvé mardi l’ensemble des partis belges lors d’un Forum politique. À l’approche des élections et du Belgian Pride Festival, la communauté LGBT réclame l’implication des pouvoirs publics, notamment en matière de législation sur la gestation pour autrui (GPA).

Lire notre dossier : Elections 2014 : les programmes politiques résumés et les mémorandums des ASBL

Les partis politiques se sont retrouvés hier pour un Forum organisé dans le cadre du Belgian Pride Festival qui aura lieu le 17 mai. Au cœur du débat, la législation en faveur de la communauté LGBT (et notamment la loi sur la gestation pour autrui-GPA), les discriminations homophobes, le manque d’information dans les cours d’éducation sexuelle et l’absence de reconnaissance dans le monde médical.

Une réputation « gâchée »

Si François Massoz-Fouillien reconnait les avancées faites en matière de discrimination homophobe, « l’homophobie a toujours cours », a-t-il rappelé. La Belgique tient une réputation de « fer de lance » en matière des droits LGBT, sa réputation pourrait être ainsi « gâchée » par de nombreux thèmes qui fâchent encore le secteur.

Sensibilisation capitale

Les associations de défense des droits LGBT ont insisté sur le manque de sensibilisation dans de nombreux secteurs. L’école par exemple, dans lesquelles les cours d’éducation sexuelle sont obligatoires «  mais la responsabilité est laissée aux écoles qui se retrouvent bien démunies quand il s’agit d’aborder l’homosexualité ». D’après le secteur, le monde médical a également des progrès à faire.

Élargir la gestation pour autrui

« L’absence de législation sur la gestation pour autrui pose un double problème », selon François Massoz-Fouillien, porte-parole de la Rainbowhouse/ Maison Arc-en-Ciel de Bruxelles, plateforme bruxelloise des associations LGBTQI (lesbien, gay, transgenre, queer et intersexe). «  Les mères porteuses ne sont pas protégées légalement. La GPA est en outre déjà une réalité aujourd’hui dans les faits », a-t-il ajouté.

Discriminations persistantes

Les associations appellent à l’intervention des pouvoirs publics. Elles ont dénoncé la violence dans la rue, y compris les violences policières. D’autres thèmes ont également été abordés face aux dirigeants politiques, à savoir la question des dons de sang qui ne sont pas accessibles aux homosexuels, la loi sur l’obligation d’un rapport psychiatrique lors d’un changement de sexe ou l’obligation du médecin d’opérer un enfant né avec deux sexes (intersexes) dans ses premiers trois mois. La loi sur la « transsexualité » a également été dénoncée : en Belgique, les personnes transgenres doivent se stériliser pour changer de sexe sur leur document d’identité.

Enfin la communauté LGBT a demandé aux différents partis l’assouplissement de l’accueil pour les demandeurs d’asile homosexuels persécutés dans leur pays d’origine.



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