Infirmier : un métier où il fait bon vivre

Infirmier : un métier où il fait bon vivre

Express Medical a mené une étude sur la profession d’infirmier. Sur 2.047 belges, 800 infirmiers ont participé. Et les résultats sont plutôt positifs, puisque ceux-ci attribuent une cote de 7,5/10 à leur profession et, si c’était à refaire, 70% choisiraient la même.

Alors que la ministre de la Santé accentue les contrôles pour les infirmiers indépendants se rendant à domicile et que ceux-ci l’interpellent suite aux contraintes qu’engendre la mesure, Express Medical a mené une étude de satisfaction sur la profession. Cette étude révèle que les infirmiers sont plus satisfaits de leur profession que la moyenne des Belges. En effet, la moyenne se situe à 7,2/10, alors que les infirmiers une cote de satisfaction de leur profession de 7,5/10.

Satisfaction personnelle

D’après l’étude, 70% des infirmiers choisiraient exactement la même profession si c’était à refaire. En cause, la satisfaction personnelle et l’estime d’eux qu’ils retirent de la pratique du métier. Pour 75% d’entre eux, la part de connaissances qu’ils ont acquise est également un facteur de motivation, alors que 33% privilégient le fait de pouvoir venir en aide aux autres. 60% des infirmiers seraient également prêts à mettre leur propre santé en danger pour aide leurs patients.

Un travail exigeant

Les professionnels concèdent cependant que la profession reste exigeante, notamment en termes de charge de travail, que 6 infirmiers sur 10 trouvent excessive. Des contraintes de temps, une administration trop vaste et des proches de plus en plus exigeants ajoutent à un stress constant, auquel sont soumis 99% des professionnels.

Intérim pour de la flexibilité

D’après les résultats de l’étude, les infirmiers les plus heureux sont ceux dont les contrats permettent le plus de flexibilité, comme les contrats d’interim. 84% des intérimaires choisissent ce type de contrat, pour la flexibilité qu’il offre.

Accompagnement

Pour l’orientation professionnelle en revanche, les chiffres sont à la baisse. 57% des professionnels estiment en réalité n’avoir pas bénéficié d’un accompagnement suffisant pour mener à bien leurs missions.

Que dit le terrain ?

Contactée par le Guide social, la fédération des infirmiers indépendants n’a pas eu connaissance de cette étude. Sa secrétaire, KArine Dethye, explique : « Par rapport à cette étude, elle ne me dit rien, ou s’est-elle opérée en milieu hospitalier, en domicile, MRS…Les infirmières aiment leur métier, c’est une profession qui requiert des qualités particulières mais qui devient difficile par manque de personnel pour prendre soin du patient de plus la lourdeur administrative est de plus en plus conséquente que ce soit dans le milieu intra ou extra hospitalier.

J’ai par contre un autre son de cloche que l’étude nous fournit surtout dans le milieu hospitalier, les infirmiers sont souvent démotivés par les contraintes horaires, le peu de cas dont il est fait de leur personne , aussi je m’interroge !

Même les étudiants infirmiers sont mal encadrés durant leurs stages et ils comprennent vite que l’hôpital ne répondra pas à leur souhait de « caring. » »

La rédaction



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