Namur est descendue sous le seuil des 10% de logements sociaux

Namur est descendue sous le seuil des 10% de logements sociaux

En matière de logements sociaux, en Wallonie les communes sont censées respecter un quota de 10%. Alors que la liste d’attente pour bénéficier d’un logement se fait de plus en plus longue, depuis 2014, la ville de Namur est en dessous de ce quota. Résultat : une perte de subsides pour les autorités communales.

En matière de logement social, si des initiatives voient le jour, il est certain que la demande surpasse l’offre. Alors que les communes sont censées, depuis le 8 février 2012, respecter un quota de 10% de logements sociaux, les chiffres de 2016 ont prouvé que ce n’était pas le cas. Alors que le ministre en charge, Pierre-Yves Dermagne, annonce une réforme du secteur, la ville de Namur figure parmi les mauvais élèves et ce, depuis 2014. Pour les finances communales, c’est moins 300.000 euros de subsides par an. La ville compte donc une perte de 900.000 euros actuellement.

Des inaugurations

Le parc immobilier social continue cependant de s’étendre. Comment, dès lors, expliquer cette baisse du quota ? Pour le bourgmestre Maxime Prévot, cela s’explique par le fait que les permis pour les logements privés se donnent plus rapidement. Il précise, à la RTBF « Nous étions au-dessus de la barre des dix pour cent, et maintenant nous sommes vers neuf pour cent. Non pas parce que nous avons moins de logements publics que par le passé. Au contraire, nous en avons beaucoup plus aujourd’hui. Mais comme le rythme de délivrance de permis pour les projets privés est plus rapide, inévitablement chaque année, le taux de logements publics créés par rapport au taux de logements privés nous amène à avoir une proportion qui recule. »

Supprimer le quota ?

Pour le bourgmestre, la ville fait des logements sociaux une de ses priorités, mais il pense que l’imposition d’un quota décourage. « Au départ, ce mécanisme était d’une intention louable, imposer dix pour cent de logements sociaux partout. Mais il faut qu’on évite cet effet pervers qui décourage les communes qui font réellement du logement public une priorité, comme à Namur ».

La ville vient d’inaugurer 5 appartements sociaux. Si c’est une bonne nouvelle, le président du Foyer namurois, Baudouin Sohier, a cependant parfaitement conscience que ce n’est pas suffisant. « La demande pour un logement social sur l’ensemble du territoire de la ville représente entre 900 et 1 000 demandes », précise Baudouin Sohier, à la RTBF. « Pour y répondre dans son ensemble c’est quasi impossible dans l’immédiat. »

La rédaction

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