Une meilleure prise en charge des victimes de violences

Une meilleure prise en charge des victimes de violences

Le 25 novembre étant la journée contre les violences faites aux femmes, plusieurs initiatives ont été prises pour offrir une meilleure prise en charge à ces personnes qui se retrouvent souvent très vite précarisées. A la capitale, la ministre en charge, Céline Frémault, propose que les logements sociaux aillent en priorité à ce public.

L’année 2017 serait-elle l’année d’une petite révolution concernant les relations entre hommes et femmes et la prise en charge des violences ? Avec des faits de société tels l’affaire Weinstein, grand producteur américain déchu suite aux multitudes d’accusations de violences sexuelles à son égard, les mesures concernant l’égalité homme-femmes au travail, la prise en charge des victimes de violences sexuelles et la sensibilisation aux violences faites aux femmes semblent s’être accrues. A Bruxelles, c’est à présent l’accès au logement des femmes victimes de violences conjugales qui fait l’objet d’une révision. En effet, une meilleure législation permettrait à ces familles fragilisées d’avoir accès en priorité à un logement social.

Une demande qui surpasse l’offre

Lors de faits de violences conjugales, ce sont les femmes qui sont majoritairement les victimes. Contraintes de quitter leur partenaire, parfois avec leurs enfants, elles n’ont malheureusement nulle part où aller. En effet, les centres d’hébergement ou d’accueil d’urgence, déjà débordés, peuvent rarement accéder à leur demande. De plus, les propriétaires ne sont pas friands d’un public qui est souvent précarisé.

Une nouvelle législation

Pour faire face à ce manque, la ministre en charge à la Région bruxelloise, Céline Frémault, a décidé de modifier la législation. Elle explique au Soir « A Bruxelles, les causes de la chute en rue du public féminin sont prioritairement liées à des violences subies, des séparations brutales, l’échec des mariages forcés… C’est seulement à l’issue d’une prise en charge psycho-sociale ciblée, effectuée dans une maison d’accueil disposant parfois d’une adresse secrète, que de nombreuses victimes de violences entre partenaires parviennent à sortir la tête hors de l’eau et à envisager de se reconstruire, avec un chez-soi à la clé. » La ministre a introduit une modification de l’arrêté du 26 septembre 1996 afin de s’assurer qu’un quota de logements sociaux puissent être réservés à ce public particulier. La mesure a pris cours concrètement en janvier 2016.

Certains critères à remplir

Pour pouvoir bénéficier d’un logement social, la personne doit, entre autres, prouver qu’elle a perdu son logement suite à des faits de violences conjugales, qu’elle a transité par une maison d’accueil et introduire une demande de logement social. Un rapport sur le travail effectué en maison d’accueil doit également être présenté.

Ça fonctionne

Depuis la mise en place de la mesure, comme le révèle Le Soir, 28 conventions ont été signées entre les maisons d’accueil conventionnées et les sociétés de logements sociaux. Environ 35 logements ont pu être attribués aux familles dans le besoin et 9 demandes sont toujours sous réserve de l’accord de la SLRB. « Il s’agit d’une porte de sortie décente supplémentaire qui était jusqu’à aujourd’hui peu envisageable vu la durée de l’hébergement des usagers et vu les délais d’attente pour l’obtention d’un logement social. Ce dispositif doit aussi permettre un roulement plus facile au sein des maisons d’accueil. Nous l’évaluerons en 2018 » , conclut la ministre au Soir.

La rédaction



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