Un projet « anti-radicalisation » mis en stand-by

Un projet ''anti-radicalisation'' mis en stand-by

Le sujet de la lutte contre le radicalisme religieux est en débat en Belgique. Dans ce but, l’Association des Musulmans d’Arlon et le parti politique DéFI avaient initié un projet, il y a plusieurs mois. Aujourd’hui, ce projet est en standy-by.

Des détenus radicalisés il y en a aujourd’hui dans beaucoup de prisons, en Belgique et aussi en Europe. Vu ce constat, l’Association des Musulmans d’Arlon et le parti politique DéFI avaient initié un projet afin de lutter contre ce fléau. Aujourd’hui ce projet a été mis au frigo. Les politiques traînent, la société crie à l’aide.

- [A lire] : L’éducation en prison, nécessaire à la réinsertion

En quoi consiste ce projet ?

Afin de lutter contrer le radicalisme religieux, l’Association des Musulmans d’Arlon et le parti politique DéFI ont créé un projet-pilote, à Arlon, qui implique des collaborations locales avec l’associatif musulman. Cette initiative suppose d’abord d’aller à la rencontre des détenus musulmans.

Le problème est que ce projet est mis au frigo à l’heure actuelle. Même si, vu les derniers évènements, un tel projet est capital pour la société. Jonathan Martin, le Vice-président exécutif du parti DéFI, a déclaré pour le journal La Meuse, que : « Le ministre Rachid Madrame avait d’ailleurs été interrogé par l’une de nos députées à la Fédération Wallonie-Bruxelles, Madame Caroline Persoons, à propos d’une demande adressée par l’Association des Musulmans d’Arlon à la direction de la prison d’Arlon pour organiser des visites aux détenus de confession musulmane, avec pour objectif d’éviter qu’ils ne basculent dans la radicalisation. »

- [A lire ] : Les soins de santé mentale en prison remis en question

Les politiques se rejettent la balle

Le parti politique DéFi accuse les politiques de se renvoyer la balle « estimant qu’une telle demande relève davantage de l’organisation des cultes que de l’aide aux détenus, Rachid Madrane avait jugé opportun de nous renvoyer vers le ministre de la Justice. Pourtant, c’est justement le ministre Geens, suite à une première interpellation en Commission de la Justice, qui nous avait invités à nous tourner vers Rachid Madrane », a avoué le vice-président de DéFi.

- [A lire] : Lutte contre le radicalisme : vers une re-fédéralisation des compétences ?

Prévenir la radicalisation

À l’heure actuelle, tant le parti DéFI que l’AMA sont convaincus que la radicalisation peut être prévenue. Ils assurent qu’ils n’abandonneront pas l’idée du projet. Selon eux, il faudra mettre en contact les détenus de confession musulmane avec la réalité quotidienne d’une communauté musulmane bien intégrée dans la société. Ces initiatives peuvent constituer la base d’un projet d’accompagnement en prisons, mais pour l’instant elles ne semblent être prioritaires.

La rédaction



Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies.   J'accepte   En savoir plus