Handicap : des parents créent de l’habitat inclusif pour leurs enfants

Handicap: des parents créent de l'habitat inclusif pour leurs enfants

Ce 3 décembre, c’est la journée internationale des personnes avec un handicap. A cette occasion, focus sur la nouvelle campagne du GAMP mais aussi sur les parents qui prennent de plus en plus souvent l’initiative d’organiser eux-mêmes une forme d’habitat inclusif et encadré pour leurs enfants porteurs d’un handicap.

Où mon enfant vivra-t-il plus tard ? À quoi ressemblera son avenir ? Une question que les parents se posent souvent, mais qui peut devenir source d’inquiétude pour les parents d’un enfant avec un handicap, tant les places dans les institutions et les projets de logement sont peu nombreuses.

À tel point que des parents prennent de plus en plus souvent l’initiative d’organiser eux-mêmes une forme d’habitat inclusif et encadré pour leurs enfants. Ils recherchent des personnes dans la même situation qu’eux, achètent ou construisent un immeuble, engagent des accompagnateurs… Avec comme résultat d’agréables maisons dans lesquelles des (jeunes) adultes en situation de handicap trouvent un foyer et le créent ensemble, jour après jour.

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Un parcours de plusieurs années

Ce genre de projet est généralement l’aboutissement d’un parcours de plusieurs années pour trouver les bonnes alliances, des informations correctes, une structure juridique adéquate, un financement qui tient la route. Afin de les soutenir dans ce parcours empreint de nombreuses questions, la Fondation Roi Baudouin a élaboré, en collaboration avec Gipso et Handicap & Participation, une série de fiches pratiques et interactives : ‘Handicap et Logement – Aspects juridiques et financiers d’un projet de logement inclusif’. Ces fiches abordent toutes les phases du projet, de la prise en compte des différentes options aux questions plus techniques concernant par exemple les permis, en passant par les possibilités de financer la vie quotidienne – avec un encadrement – une fois les occupants installés.

Le projet de l’asbl Côte-à-Côte illustre comment des personnes atteintes d’Infirmité motrice cérébrale, des accompagnateurs professionnels et des étudiants peuvent cohabiter harmonieusement sous un même toit. Une initiative inédite, soutenue par la Fondation Roi Baudouin, qui ne demande qu’à en inspirer d’autres.

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Dans 80 % des cas, le handicap ne se voit pas

Chaque année, pour la journée mondiale des personnes handicapées, le Groupe d’Action qui dénonce le Manque de Places pour personnes handicapées de grande dépendance (GAMP) diffuse une campagne médiatique sensibilisant le grand public au handicap et dénonçant le regard porté sur le handicap dans notre société. L’année dernière, en 2018, le GAMP s’est associé avec l’ASBL Inforautisme afin de diffuser leur campagne « Est-ce Normal ? », et le duo avait produit une série de vidéos dénonçant les manquements des plans Grande Dépendance. Cette année, le groupe d’action lance la HANDICARTE, une petite carte facile à imprimer et à utiliser, elle vise à sensibiliser aux handicaps invisibles.

Distribuée aux parents ou proches d’enfants au comportement différent, parfois difficile, en voici le mode d’emploi : « Lorsque quelqu’un fait une réflexion déplacée sur le comportement de votre enfant, au lieu de passer votre chemin, tendez-lui cette petite carte que vous aurez préalablement imprimée. Espérez ainsi convaincre quelqu’un par le dialogue et l’information, plutôt que la violence ou le mépris. » Ce sont des parents et des proches de personnes handicapées qui sont à l’origine de cette initiative, leur but étant de sensibiliser à l’une des nombreuses causes du handicap, et à informer le grand public sur une facette méconnue et néanmoins très importante du handicap. En effet, dans environ 80 % des cas, le handicap ne se voit pas.

Dans le cadre de cette campagne, le GAMP a photographié ces parents avec leur Handicarte. Tous les jours de la semaine, il publiera l’une de ces photos sur ses réseaux sociaux.

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