La régularisation plutôt positive

La régularisation plutôt positive

Une régularisation limitée en Belgique aurait des effets plutôt positifs pour les finances publiques, et peu d’impact sur le revenu des natifs. C’est ce que conclue une étude de l’IRES dans son dernier numéro de Regards économiques.

Entre le 15 septembre et le 15 novembre prochains aura lieu une opération de régularisation pour des personnes séjournant en Belgique et dont la demande d’asile a été refusée, ou dont la procédure en cours est anormalement longue. Les chercheurs de l’UCL ont étudié les conséquences économiques de cette régularisation, peu connues jusqu’ici.

Qualitativement, le débat sur les régularisations est proche du débat général sur l’immigration légale (réfugiés politiques...).

Effets de l’immigration

Les études montrent que l’immigration légale a peu d’effets en matière de salaire, d’emploi et de finances publiques. A moyen terme, les effets sont plutôt favorables pour les finances publiques, et bénéficie (modestement) aux natifs.

Le seul véritable groupe à risque est celui des natifs moins qualifiés. A court terme, mis en concurrence, ils peuvent subir des conséquences négatives sur le marché du travail. Cependant, les travailleurs migrants peuvent aussi occuper des emplois vacants difficiles à pourvoir, ou que personne ne souhaite occuper.

Effets de la régularisation

Les résultats d’une régularisation sont de même nature mais d’effet moindre. En effet, les sans-papiers résident sur le territoire et jouent déjà un rôle plus ou moins important. Les sans-papier continuent à consommer des biens et à payer la TVA, ont des enfants qui vont à l’école...

La régularisation entraine un transfert de la main d’oeuvre illégale vers la main d’oeuvre légale, ce qui ne modifie pas l’offre de travail, et n’a pas d’impact sur le salaire des natifs, qualifiés ou non.

Pour les auteurs, de nombreuses opinions semblent donc guidées essentiellement par des arguments idéologiques et des clichés peu robustes, voire profondément inexacts.

(photo : Fedasil)

Savoir plus :

Regards économiques, revue de l’IRES




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