La sécurité du personnel mise en question au CPAS de Verviers

La sécurité du personnel mise en question au CPAS de Verviers

Plusieurs travailleurs ont été menacés au Centre public d’action sociale (CPAS) de Verviers. Freddy Breuwer (MR), membre du bureau permanent du CPAS, réclame publiquement l’engagement de vigiles.

En 2014, deux plaintes pour violences psychologiques avaient été déposées au CPAS de Verviers, en 2016 - trois. L’histoire se répète à nouveau, d’après un article de Vers l’Avenir. Récemment, une assistante sociale a été menacée de mort par un bénéficiaire. Suite à cette menace, une sonnette d’alarme devait être tirée. Freddy Breuwer, membre du bureau permanent du CPAS de Verviers et ancien président MR du CPAS, annonce qu’il communiquera ce problème au conseil communal et au conseil de l’action sociale dans les prochains jours. Selon lui, les vigiles ne respectent pas leurs engagements.

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Des travailleurs sociaux menacés par des bénéficiaires

Suite à une demande du personnel du CPAS, le 7 mai dernier, Freddy Breuwer avait fait une proposition au conseil communal pour aborder ce problème de menaces psychologiques des travailleurs et de non-engagement des vigiles. Entre-temps, deux autres cas ont survenus. Une assistante sociale a été verbalement menacée de mort par un usager, il y a quelques jours, au siège central du CPAS. Pour ce cas, le Centre public d’action sociale a déposé une plainte. Dans l’autre cas, une assistante sociale du DUS (dispositif d’urgence sociale) a été aussi menacée verbalement. Cette dernière avait elle-même déposé plainte.

En réponse à ces demandes, F. Breuwer a contacté par écrit la présidente du CPAS et la directrice générale : « L’engagement de vigiles, contesté par la majorité politique et réclamée à plusieurs reprises par mes soins, en soutien aux légitimes revendications des travailleurs et de leur hiérarchie, prend chaque jour plus de pertinence. Aussi je vous demande d’inscrire à l’ordre du jour du prochain BP (le bureau permanent du CPAS) la convocation urgente de la commission "Violence" et la fixation de son ordre du jour, avec pour premier point les explications qui s’imposent sur les faits récents et pour autre point les mesures à prendre dans les délais les plus courts. », cite L’Avenir.

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Un sentiment d’insécurité des travailleurs ?

Cette situation se présente différemment dans les yeux de la présidente du CPAS, Martine Renier (cdH) : « Donc, objectivement, il n’y a pas eu d’augmentation de plaintes, c’est pour ça qu’il faut parler d’un sentiment d’insécurité. Il n’y a pas de violence physique mais de l’agressivité verbale et des menaces envers les travailleurs. Actuellement, le cadastre ne révèle pas grand-chose. » , écrit L’Avenir.

Selon l’ancien président MR du CPAS, même si ces insultes et menaces viennent de la part d’une minorité des bénéficiaires, c’est « suffisamment important pour que de nouvelles mesures soient prises pour sécuriser le personnel ». D’où sa demande d’inscription du sujet dans l’ordre du jour du bureau permanent de CPAS, même si elle est hors délai : « Le délai est effectivement de 12 jours mais peu importe, le sujet est assez grave pour que je demande son inscription en urgence et on verra si le bureau permanent l’acceptera ou non. Sinon, ce sera quand même pour la séance de la semaine prochaine. » , déclare-t-il pour L’Avenir.

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Suite aux interrogations du journal L’Avenir, la présidente du CPAS a précisé qu’elle refuse d’aborder ce point, car il est effectivement hors délais. Toutefois, concernant l’engagement de vigiles supplémentaires, elle exige une analyse objective de services : « J’ai toujours dit que je ne suis ni pour ni contre mais que j’avais demandé une analyse objective aux services. Et il y a beaucoup de possibilités pour la sécurisation du personnel. »

La rédaction



Commentaires - 1 message
  • Bonjour,
    Chers travailleurs sociaux, si vous lisez ce message, c'est une bonne chose car je vais vous donner un conseil qui a tout son sens lorsqu'il s'agit de gérer les dossiers de personnes précarisées!

    Commencez par ne pas provoquer votre interlocuteur!!!

    Les pauvres ne sont pas du bétail...

    MahQué mardi 26 juin 2018 14:12

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