La vie associative cachée des politiques

La vie associative cachée des politiques

Quels sont les politiques belges qui sont engagés, de près ou de loin, auprès d’ASBL ? C’est la question que Monasbl.be a posé aux cabinets fédéraux et fédérés. A ce jour, tous ont refusé d’y répondre, au nom de la vie privée…

Les récents scandales politico-financiers ont poussé les politiques, wallons et bruxellois plus particulièrement, à prendre de bonnes résolutions. Un seul mot d’ordre désormais : la transparence !

Entre cadastres de subventions et décrets de bonne gouvernance… on sent que ça bouge. C’est dans cet esprit que Monasbl.be a décidé de prendre le train en marche et de faire la lumière sur les activités associatives des hommes et femmes politiques qui gouvernent le pays.

Une démarche en deux temps

Notre équipe de journalistes a envoyé, il y a quelques semaines, un mail à tous les cabinets des ministres fédéraux et fédérés demandant aux différents membres de communiquer sur leurs activités au sein d’ASBL.

L’objectif de cette démarche est en deux temps :

- Mettre en avant l’implication des membres de cabinets au sein d’ASBL (en tant qu’administrateurs, bénévoles…) ;
- Eviter, prévenir, voire dénoncer des possibles conflits d’intérêts.

N’est-ce pas le moment idéal pour faire table rase ? En théorie, oui. En pratique, beaucoup moins… A ce jour, nous n’avons reçu aucune réponse favorable à notre demande.

Au nom de la vie privée...

Non seulement la plupart de nos courriers sont restés sans réponse... Pire, l’argument invoqué par la majorité des cabinets repose sur… le respect de la vie privée. C’est pratique, finalement, ce RGPD, non ? L’objectif poursuivi par Monasbl.be n’était évidemment pas de pousser les cabinets à la faute mais de faire suivre notre demande à chacun de leurs membres. Ces derniers ayant, ensuite, la liberté de communiquer ou non leurs informations personnelles.

« En tant qu’employeur nous ne pouvons pas demander tous les détails de la vie privée à nos employés », nous explique le porte-parole d’un ministre fédéral.

« A l’examen, votre requête vise à rassembler, aux fins de publication, des informations relevant de la vie privée des Membres de notre Cabinet. Vous comprendrez aisément que la législation protégeant les données personnelles trouve à s’appliquer et qu’il ne peut être répondu favorablement à votre demande », nous répond un autre.

Mais tout n’est pas perdu : « Je ne manquerai pas de transmettre votre question, sans engagement, à nos collaborateurs », nous accorde une autre.

Du côté de la Fédération Wallonie-Bruxelles, on ferme les portes plus en douceur.

Lire la suite de l’article sur monasbl.be



Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies.   J'accepte   En savoir plus