Mémorandum du jour : l'ASBL Aidants Proches

Mémorandum du jour : l'ASBL Aidants Proches

Quelles sont ses revendications concernant notre secteur pour la prochaine législature ?

Lire notre dossier : Elections 2014 : les programmes politiques résumés et les mémorandums des ASBL

L’association des Aidants Proches met sur la table 4 revendications majeures en vue des élections fédérales, régionales/communautaires et européennes, en mai prochain.

L’ASBL rapporte dans son mémorandum le rôle crucial et croissant que jouent les aidants proches dans de nombreux pays européens dont la Belgique. Pour autant, la fonction d’aidant proche n’est pas encore complètement reconnue dans notre pays.

Dans cette perspective, l’association présente 4 axes principaux devant permettre sa reconnaissance légale et internationale, favoriser son accès et assurer ses droits.

Une définition partagée de l’aidant proche

L’ASBL note qu’il est nécessaire de parvenir à revendiquer une définition exacte de ce que caractérise l’aidant proche. C’est pourquoi elle présente dans son programme deux définitions : une première sociétale et une seconde juridique. A ce titre, l’association fait remarquer que près d’un million de citoyens sont aidants proches, et qu’à un moment plus ou moins long de sa vie, chacun d’entre nous est amené à se confronter à la question de l’aide à ses proches. Ainsi, l’ASBL qui évalue la situation à 660.000 personnes en Région flamande et 440.000 en Région Wallonne, Germanophone et de Bruxelles, soutient 4 propositions de loi et un avant-projet de loi en ce sens.

Un accès favorisé et une adéquation des services demandés par les aidants proches

Afin de répondre à cette deuxième thématique, l’association préconise une meilleure communication et plus d’informations (notamment de proximité) à l’aidant proche. En outre, elle suggère une simplification administrative, le développement de services et d’accueils spécifiques. Des groupes d’écoute et d’échange doivent pouvoir être mis en place. A ce titre, l’association des aidants proches rappelle les obligations de l’Etat envers une tranche de population parmi les plus vulnérables.

Libre de déléguer sans être jugé

La question du choix d’être aidant proche ou non ne se pose pas souvent rappelle le mémorandum. C’est pourquoi, cette fonction doit être reconnue et soutenue de manière à préserver la qualité de vie, le respect de sa dignité et de sa liberté de déléguer.

Concilier emploi/famille et maintenir les droits et la protection sociale de l’aidant proche

Ce pari doit être permis par une action simultanée de plusieurs acteurs. On retrouve notamment les employeurs (avec une flexibilité de l’horaire de travail), le gouvernement des Régions ou encore le gouvernement fédéral (avec des actions simultanées au niveau de l’emploi, du logement, de la santé, de la pension et des assurances).

En conclusion, l’association rappelle l’importance de combattre la discrimination dont les aidants proches souffrent. Parallèlement, la reconnaissance de la fonction doit se traduire entre autres par de nouvelles mesures tenant compte de l’évolution du nombre d’aidants proches dans la société.

A.M.

Lire le mémorandum en entier



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