Pédophilie : les mouvements de jeunesse seront mieux armés

Pédophilie : les mouvements de jeunesse seront mieux armés

Le ministre Koen Geens a conclu ce lundi un accord avec le collège des procureurs généraux. À la suite de cet accord, les parquets pourront informer plus rapidement les mouvements de jeunesse ou les organisations de jeunes sur des accompagnateurs suspectés de pédophilie ou de pédopornographie.

Lundi, 2 juillet 2018, le ministre fédéral de la Justice Koen Geens et les procureurs généraux ont conclu un accord sur l’information des mouvements de la jeunesse et des organisations de jeunes sur des accompagnateurs suspectés de pédophilie ou de pédopornographie, écrit L’Avenir. Cette mesure est déjà implémentée dans l’enseignement.

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De quelles structures s’agit-il ?

Il existe en Belgique cinq types d’organisations de jeunesse : les mouvements de jeunesse, les mouvements thématiques, les services jeunesse, les fédérations d’organisation de jeunesse et les fédérations des centres de jeunes.

Actuellement, ces structures de jeunes ne sont informées sur l’implication des accompagnateurs ou des enseignants dans des faits de pédophilie ou de pédopornographie qu’au moment où ces derniers sont condamnés. Ainsi, aucune mesure d’information ou de prévention ne peut être prise pendant le déroulement d’une enquête, dans le but de protéger les potentielles victimes.

Grace à cet accord, ces organisations de la jeunesse seront prévenues plus rapidement sur les accompagnateurs suspectés de tels faits de mœurs.

Toutefois, ces dispositions ne concernent pas encore les organisations sportives.

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Comment l’information sera transmise ?

À l’heure actuelle, il n’y a pas encore de procédure exacte pour la mise en pratique de ces dispositions. Cependant, les informations ne seront pas transmises automatiquement. Les parquets vont tenir compte dans leur décision de la gravité des faits et de l’impact sur l’enquête en cours. Ils seront assistés de magistrats spécialisés.

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Que disent les professionnelles du secteur ?

Interrogé par L’Avenir, Quentin Poncelet, le président de la Fédération Nationale des Patros, un des 5 mouvements de jeunesse reconnus en Belgique, est satisfait de ces nouvelles mesures : « C’est évidemment une bonne chose. Cela permettra d’éviter des “dérives” potentielles. Lesquelles sont, il faut aussi le dire, très rares. Reste à présent à voir comment cela va se traduire concrètement. Là nous venons seulement d’apprendre la nouvelle. »

L’initiative de ces dispositions appartient au ministre flamand de la Jeunesse, Sven Gatz.

La rédaction



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