Plan de lutte contre le Sida : Ex Aequo attend toujours

Plan de lutte contre le Sida : Ex Aequo attend toujours

Il y a un an, Laurette Onkelinx, exposait les grands axes du premier Plan de lutte contre le Sida. Aujourd’hui, l’ASBL EX Aequo rappelle l’importance de la mise en place de ce dispositif.

Le 15 octobre 2013, Laurette Onkelinx, Ministre de la Santé à l’époque, faisait de la lutte contre le VIH/Sida une priorité nationale. L’ASBL Ex Aequo avait salué l’incitative. D’après Michael François, porte-parole de l’ASBL, ce Plan allait "dans le sens d’une meilleure prise en charge des personnes séropositives et d’une action prioritaire sur les populations clés (homosexuels, migrants, usagers de drogues, travailleurs du sexe".

Le VIH encore bien trop présent

Un an plus tard, rien n’a réellement avancé, « si ce n’est le nombre de contaminations en hausse », reproche aujourd’hui l’ASBL. Selon ONUSIDA, 35 millions de personnes dans le monde ont le VIH et 2.1 millions de nouvelles infections annuelles ont été répertoriées en 2013. En Belgique, 1.227 personnes ont été diagnostiquées séropositives (1.177 en 2011 et 1.198 en 2010), soit 3.4 découvertes par jour.

Les critiques d’Ex Aequo

La Belgique est aujourd’hui un des pays où la prévalence est la plus forte en Europe. « Il est temps que la classe politique dans son ensemble fasse preuve de responsabilité et de cohérence face à une problématique majeure de Santé publique », indique l’ASBL.

Ex Aequo attend l’avis et les intentions à ce sujet de Maggie De Block, nouvelle ministre en charge de la Santé. "Car ce Plan est porteur d’espoir, tout d’abord pour les personnes vivant avec le VIH : mise sous traitement plus tôt, meilleure prise en charge, qualité de vie etc.", explique Michael François.

A quand un dépistage démédicalisé ?

L’ASBL plaide pour que commence un dépistage délocalisé et démédicalisé. Ce paradigme de prévention, validé dans d’autres pays, présente de réels avantages : un rendu de résultat est disponible lors d’un seul entretien. Un tel processus permet d’éviter que les personnes ne se représentent pas après un premier rendez-vous, lors de la recherche de résultats. Il permet ainsi d’améliorer la prise en charge des patients et rompre la chaîne des infections sexuellement transmissibles. Un projet-pilote de dépistage du VIH rapide, délocalisé et partiellement démédicalisé, financé par l’Ami existe depuis l’année dernière, dirigé par Ex Aequo. Les résultats, publiés dans le communiqué de presse, démontrent l’intérêt de la mise en place de ce paradigme de prévention.



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