Travail semi-agoral : l'associatif appelle au boycott

Travail semi-agoral : l'associatif appelle au boycott

Le secteur associatif continue à manifester son refus contre la proposition de loi de Maggie De Block sur le travail "associatif" (ou semi-agoral). Ainsi, dans un communiqué de presse commun, plus de 50 associations réaffirment leur position d’opposition et appellent les parlementaires à rejeter cette loi.

Depuis plusieurs mois, le secteur associatif se mobilise contre la proposition de loi de Maggie De Block sur le travail "associatif". Pour le secteur non-marchand, elle risque en effet de légaliser le travail au noir et de créer des conséquences importantes pour plusieurs catégories de travailleurs. La semaine dernière, la Centrale Nationale des Employés (CNE), la Fédération des maisons médicale et 50 autres associations ont réaffirmé leur position contre cette mesure dans un communiqué de presse commun. Ces dernières accusent le gouvernement de prévoir adopter la loi sur le travail associatif, malgré leur refus ferme et partagé du tissu associatif. Elles font appel aux parlementaires afin de rejeter cette loi :

Le risque est immense que cet après-midi, le gouvernement passe en force pour faire adopter la loi relative à la relance économique et au renforcement de la cohésion sociale. Sous ce beau nom se cache la légalisation de paiements au noir : dans le cadre du travail associatif, des services occasionnels entre citoyens et du travail d’économie collaborative sur des plateformes agréées.

Alors que seulement quelques sportifs flamands soutiennent le projet, une alliance unique se crée pour le rejeter : aussi bien les volontaires, les syndicats, les fédérations des employeurs, les classes moyennes, les associations, tous ont fait parvenir à la ministre De Block un rejet mais aussi un nombre significatif d’amendements et de modifications.

Plutôt que d’intégrer l’ensemble de ces éléments dans le projet de loi, la majorité a préféré inventer un nouveau fonctionnement parlementaire : voter une mauvaise loi et annoncer avant même de la voter qu’une loi correctrice sera adoptée prenant en compte les critiques sur cette loi.

- [A lire] : Travail semi-agoral, le Fédéral fait la sourde oreille

Lors de plusieurs contacts avec le MR, celui-ci s’est engagé formellement à déposer pour fin juin le projet de loi correctrice. Mais à ce jour, aucune nouvelle. Pire, malgré les nombreux avis et les propositions d’amendements transmis, le MR continue à dire qu’il n’a reçu des demandes de modifications que du Nord du pays.

On peut aussi se poser la question de savoir quelle est la place de la démocratie lorsqu’un dispositif administratif (plateforme d’enregistrement à l’ONSS) est mis en place bien avant l’adoption de la loi ? D’autant plus si la Ministre n’arrête pas d’en faire la publicité.

Les effets désastreux sur la Sécurité sociale, sur le volontariat, sur la protection au travail, sur la qualité des services, sur la professionnalisation,… ne sont-ils pas plus à prendre en compte qu’un marchandage politicien dans le cadre du « Zomer akkoord » ?

La plate-forme reste à disposition pour expliciter les éléments sur lesquels des modifications devraient être apportées. Les nombreux avis des instances consultatives sont repris sur le site www.50nuancesdeblack.be. En attendant, nous appelons tous les parlementaires à rejeter, en son état actuel, cette loi catastrophique.

Lien vers le communiqué de presse commun



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