Viva for Life, un réel impact pour les ASBL ?

Viva for Life, un réel impact pour les ASBL ?

Le coup d’envoi de la 6e édition de Viva for Life a été donné. Si l’objectif est d’aider à la lutte contre la pauvreté infantile, certains contestent l’impact d’une telle opération sur les associations. [Un article de monasbl.be]

C’est parti pour l’opération de solidarité Viva for Life ! Depuis ce lundi 17 décembre, et ce jusqu’au 22 décembre, trois animateurs de la RTBF, Adrien Devyver, Sara de Paduwa et Ophélie Fontana, sont enfermés dans un cube sur la Grand-Place de Nivelles pour un marathon à l’antenne de VivaCité.

L’objectif : battre le record de dons de 2017 (4.115.330 d’€). Le montant récolté sera ensuite reversé à des ASBL qui viennent en aide aux enfants victimes de précarité sociale et économique.

L’opération en est à sa 6e édition et chaque année c’est un nouveau record qui est atteint. L’occasion alors de se pencher sur l’impact sur les ASBL concernées.

Un impact limité sur les ASBL ?

Si on parle de millions d’euros récoltés chaque année, pour Christine Mahy, Secrétaire générale du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté, interrogée par La Libre, l’impact reste limité pour les ASBL. « Le peu d’argent qu’elles reçoivent de Viva for Life leur permet seulement de maintenir ce qu’elles font déjà ou de faire seulement un tout petit peu plus », constate-t-elle.

Et de renchérir : « Ce n’est pas cette opération qui va améliorer les conditions d’existence des enfants. »

Pour la Eve-Marie Vaes, cheffe de projets Viva for Life, « on ne peut pas dire qu’on n’a rien fait. Nous avons soutenu des centaines de projets, financé des emplois et aidé de nombreuses familles. Notre réel impact est donc effectivement bien plus important dans la sensibilisation du grand public et des politiques, qui d’ailleurs sont interpellés à cette occasion ».

Un concept contesté

Au-delà de l’impact, c’est également le concept qui pose question. Pour rappel, pendant une semaine les trois animateurs enfermés dans un cube ne peuvent rien manger de solide.

« C’est surréaliste d’entendre ses animateurs qui s’enferment pendant une semaine sans manger solide déclarer que “c’est difficile” », déplore la Secrétaire générale. « Des tas de personnes qui travaillent dans le secteur de la pauvreté ne supportent pas ce concept ».

Christine Mahy va même encore plus loin : « J’aimerais dire que si beaucoup d’associations rendent des dossiers à Viva for Life, c’est uniquement parce qu’elles y sont contraintes. Elles sont dans la disette, elles ont trop peu de moyens. Ces organisations vous diraient que si elles ne devaient pas participer à ce type d’opération, elles ne le feraient pas ».

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