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Grève générale et inquiétudes sociales : le RWLP appelle à une société plus juste

25/11/25
Grève générale et inquiétudes sociales : le RWLP appelle à une société plus juste

Alors que la mobilisation sociale s’intensifie partout en Wallonie et à Bruxelles, le Réseau wallon de lutte contre la pauvreté (RWLP) exprime une inquiétude profonde face aux décisions politiques qui, selon lui, fragilisent encore davantage les personnes déjà en difficulté. Entre augmentation des inégalités, services publics sous pression et risques de glissement démocratique, l’organisation appelle à repenser d’urgence un projet de société construit par, avec et au bénéfice de toutes et tous.

Le RWLP participe pleinement à la mobilisation sans précédent de la société civile, du monde associatif, avec les syndicats en front commun, et rejoint ce mercredi 26 par le secteur privé. Le RWLP à Namur, Couvin, Marche-en-Famenne… veut manifester sa très vive inquiétude pour les populations qui vont souffrir plus encore alors qu’elles souffrent déjà, pour celles qui glissent, pour celles qui doivent garder la stabilité fragile qu’elles ont juste acquises.

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Depuis dimanche, les actions se succèdent et finalement, se complètent.

  • Pour dénoncer la violence de l’État envers les femmes agressées dans leurs statuts, dans leurs portefeuilles.
  • Pour attirer l’attention sur l’importance de la mobilité collective et sur les impossibilités croissantes de se déplacer en transport collectif, quand on a le portefeuille plat et qu’on n’a pas de véhicule ; ce qui engendre des non recours et des renoncements aux droits, de l’isolement. Important de doter les services publics des moyens de travailler valablement au bénéfice de la population et d’une accessibilité facilitée.
  • Pour faire entendre que les services publics sont en fait le patrimoine de la population ; et qu’il est vital de les doter des moyens pour travailler valablement au bénéfice de la population et d’une accessibilité facilitée. Etc.

Ce mercredi 26 novembre, dans un mouvement de grève générale, le privé rejoindra le public et l’associatif. Cette mobilisation collective dit toute l’inquiétude par rapport aux décisions prises par nos gouvernements, aux différents niveaux de pouvoir.

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Christine Mahy : « On doit se demander où va une partie de l’argent »

Il n’y a pas d’objection du côté du RWLP à envisager des efforts collectifs pour traverser des périodes difficiles et entamer les transformations sociétales nécessaires. Le RWLP est évidemment d’accord que tout le monde contribue en fonction de ses possibilités, et pas seulement financièrement. Mais le RWLP réclame beaucoup plus de justice dans la progressivité des contributions souhaitées par les gouvernements, pour arriver à "rééquilibrer cette société". « On doit se demander où va une partie de l’argent, questionne la secrétaire générale du RWLP, Christine Mahy ; et est-ce qu’il n’y a pas une disproportion, une part trop importante s’envolant dans les poches de celles et ceux qui en ont le moins besoin au détriment des autres ? »

Du point de vue des réalités vécues par une grande partie du public populaire, et singulièrement lorsqu’il est frappé par la pauvreté durable, une prise en compte insuffisante de la question sociale constitue un risque, celui d’un rejet désenchanté du politique, celui d’un ressentiment envers d’autres que l’on pense mieux lotis et en conséquence, celui d’un rapprochement avec les propos d’extrême droite.

Le RWLP et les témoins du vécu militant·es sont mobilisés pour un projet de société qui réussisse par, avec et au bénéfice de tout le monde. Or, « nous avons le sentiment que ce qui est sur la table des gouvernements affaiblit et rend les choses de plus en plus difficile pour les plus pauvres, et pas seulement, aussi pour celles et ceux de la classe dite moyenne, qui n’ont pas des revenus plantureux ».

L’impression qui domine est celle d’être coincés dans une voiture sans frein, où on ne comprend pas bien les directions qui sont prises.

Réseau wallon de lutte contre la pauvreté (RWLP)


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