La formation du métier de sage-femme

La formation du métier de sage-femme

Les sages-femmes sont des actrices de premier plan dans le secteur paramédical. Elles accompagnent leurs patientes et leur procurent des soins avant, pendant et après l’accouchement. Lorsqu’il n’y a pas de nécessité d’intervention médicale, ce sont même elles qui procèdent à l’accouchement. Par quelle formation devient-on ainsi spécialiste de la grossesse ?

Le métier de sage-femme a subit ces dernières années un certain nombre de mutations, notamment depuis la réduction du séjour en maternité. Il s’agit d’un métier technique, qui demande aussi un certain nombre de qualités humaines. Explications sur la formation nécessaire pour devenir sage-femme.

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Pour qui ?

Tout d’abord, malgré la dénomination du métier, le métier de sage-femme n’est pas réservé aux femmes : des hommes peuvent aussi devenir sage-femme s’ils le souhaitent. Ils sont alors simplement appelés des hommes sage-femme, le terme ne sous entendant pas "une femme sage" mais "une personne sage, pour les femmes". Pour entamer la formation de sage-femme, il faut être détendeur d’un Certificat d’enseignement secondaire supérieur (CESS) ou d’un titre équivalent. Une autre possibilité est de réussir l’épreuve préparatoire donnant accès aux études d’enseignement supérieur paramédical de type court (A1).

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Le bachelier

Le bachelier est de type professionnalisant et se réalise en Haute Ecole. Comme pour la formation d’infirmière responsable de soins généraux, il se déroule en 4 ans. 9 écoles proposent ce bachelier en Belgique francophone et chacune dispense un enseignement particulier avec leur propre approche pédagogique.

Le bachelier dispense une formation à la fois théorique et pratique avec par exemple des cours d’éthique, de droit, de biochimie, mais aussi d’hygiène, de premiers secours ou des cours de soins divers. Les stages sont aussi essentiels et les services dans lesquels ils sont réalisés diffèrent en fonction des écoles. Les étudiants ont par exemple la possibilité de réaliser des stages en chirurgie, en psychiatrie, en suite de couche ou encore en néonatologie. Leur durée varie également, le minimum d’activités d’intégration professionnelle étant de 1.770 heures sur les 4 ans. A la fin de la formation, il faut aussi fournir un travail de fin d’études (TFE), c’est à dire un mémoire sur un sujet au choix.

A la fin de la formation, un certain nombre de compétences doivent être acquises :
- comprendre et prendre en compte les questions éthiques, légales et réglementaires du métier,
- poser un diagnostic et choisir les stratégies adaptées en fonction de celui-ci
- délivrer certains soins généraux, spécifiques et obstétricaux
- gérer la communication avec les patientes et les autres personnes en présence
- assurer certaines missions de ressources humaines, matérielles et administratives

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Passerelles envisageables

Après l’obtention d’un diplôme de sage-femme, il est possible de passer par des passerelles. Ainsi, les étudiants peuvent s’orienter par exemple vers l’Ecole des cadres infirmiers ou un Certificat universitaire en échographies obstétricales et gynécologie, mais aussi vers des masters en sciences de la santé publique, de la famille ou de l’éducation. Un bachelier unique en sciences biomédicales ou en criminologie sont aussi envisageables.

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Quelle pratique ?

Les sages-femmes disposent d’une certaine liberté dans le choix de leur pratique. En effet, elles peuvent exercer en milieu hospitalier (maternités, services de néonatalogie, consultations pré et post-natales...) mais aussi dans le secteur non-marchand (plannings familiaux, protection maternelle et infantile, préparation à la naissance) ou comme indépendante à domicile. Elles peuvent aussi se spécialiser pour diversifier leurs pratiques grâce à une formation complémentaire en yoga prénatal, haptonomie ou relaxation par exemple.

Au niveau de la rémunération, cela dépend du milieu dans lequel la sage-femme exerce. En net par mois, on compte en moyenne entre 1.400 à 1.600 euros en début de carrière et 2.000 à 2.500 euros en fin de carrière.

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