Encore des incompréhensions autour de la pilule du lendemain

Encore des incompréhensions autour de la pilule du lendemain

Le débat autour de la pilule du lendemain continue de grandir. Des incohérences sont à noter concernant la limitation de sa distribution, notamment au sein des centres de planning familial. Seul le médecin affilié peut la délivrer.

La pilule du lendemain est un type de contraception d’urgence, et son emploi est censé être exceptionnel. C’est une méthode utilisée en cas d’accident, d’absence ou d’oubli de moyens de contraception. Les centres de planning familial, principaux interlocuteurs concernant la vie sexuelle des jeunes, délivrent depuis de très nombreuses années cette contraception d’urgence et garantissent l’anonymat et l’accompagnement des femmes la réclamant. Pourtant, la ministre de la Santé ne l’entend pas de cette oreille. En effet, pour Maggie De Block, la distribution de la pilule du lendemain doit impérativement se faire par le biais de médecins et pharmaciens, afin de garantir la sécurité des patientes. Elle compare notamment la pilule du lendemain à une "bombe hormonale".

L’avis de l’OMS

Effectivement, la pilule du lendemain n’est pas faite pour être prise régulièrement, et reste un moyen de contraception d’urgence. Irrégularité du cycle menstruel ou maux de têtes peuvent être des effets secondaires qui apparaissent après la prise cette pilule. Pourtant, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) reste claire : un usage répété n’engendre pas de risques connus pour la santé, contrairement à ce qu’avance Maggie De Block. " Je m’étonne de l’expression " Bombe Hormonale", ce qui semble désigner un effet dévastateur. Ce n’est absolument pas le cas" déclare Jean-Jacques Amy , professeur de gynécologie-obstétrique, à la RTBF.

Un accompagnement propre aux centres de planning familial

Chaque année, plus de 5000 pilules sont délivrées par ces structures. Les intervenants prodiguent des conseils et analysent le cas de la personne qui se présente devant eux. Il existe un véritable accompagnement personnalisé dans la prise de la contraception d’urgence, chose qu’on ne retrouve pas dans une pharmacie par exemple. "C’est notre force d’avoir du personnel qualifié dès que l’on passe la porte du centre de planning" déclare Gaetan de Laever, directeur de la Fédération Laïque des centres de planning familial (FLCPF), à la RTBF.

Des revendications de la FLCPF

La FLCPF demande dès lors une exception législative pour l’Arrêté Royal du 10 novembre 1967 concernant l’exercice de l’Art pharmaceutique. Le but est de pouvoir permettre aux professionnels des centres de planning familial agréés de distribuer des contraceptifs d’urgence en toute liberté et en toute légalité, pour le bien des femmes.

La rédaction

Lien vers le communiqué de la Fédération des Centres Pluralistes de Planning Familial (FCPPF) : ici



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