Les salles de consommation à moindre risque soutenues par Bruxelles

Les salles de consommation à moindre risque soutenues par Bruxelles

L’ouverture des salles de consommation à moindre risque est soutenue par le gouvernement bruxellois.

La ministre de la santé, Cécicle Jodogne, l’avait annoncé lors de la présentation du gouvernement thématique santé en avril dernier : elle suivrait de près l’évolution des discussions en matière de drogues et assuétudes, dont le projet des salles de consommation à moindre risque. Récemment, le débat avait été relancé. C’est désormais une bonne nouvelle pour le secteur car consensus bruxellois soutient l’ouverture de ces salles, pour lesquelles la Fédération bruxelloise francophone des institutions pour toxicomanes (Fedito Bxl) lutte depuis longtemps.

Enfin un consensus

La Conférence interministérielle de Santé Publique a décidé de se pencher sur la question, suite à l’intérêt dont ont fait preuve les différents cabinets bruxellois compétents en la matière. Aujourd’hui, il existe à la capitale un contexte favorable et un consensus politique en faveur de l’ouverture de ces salles de consommation à moindre risque.

Déjà un projet de loi

Au niveau Fédéral, le Député-bourgmestre Willy Demeyer avait déjà déposé un projet de loi en 2013, pour favoriser l’ouverture de ces salles. Ce qui pose problème en Belgique, c’est le cadre réglementaire actuel, basé sur la loi de 1921, qui ne permet pas l’existence de ce genre de dispositif socio-sanitaire. Les Commissions justice et de la Chambre étudient actuellement ce projet. Le secteur, l’Académie Royale de Belgique et certaines voix au sein de la police bruxelloise ont tous reconnus l’importance d’un tel dispositif de Santé publique pour venir en aide aux usagers.

Le principe

Le principe de ces salles de consommation à moindre risque est simple. Il s’agit d’endroits sûrs, contenant un matériel propre, où les usagers peuvent consommer, sans risque de transmission de maladies. Déjà présentes dans plusieurs pays européens (Allemagne, Pays-Bas...) Paris ouvre sa première ce vendredi. La Belgique, quant à elle tarde, notamment à cause de l’opinion publique, qui les perçoit comme un encouragement à la consommation.



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